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Dictionnaire du français littéraire - mots rares et difficiles

Les plus beaux mots de la langue française

« Ma patrie, c'est la langue française »  — Albert Camus.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

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entrelacs

entrelacs



ornement composé de motifs dont les courbes s'entrecroisent et s'enchevêtrent. « Un justaucorps de velours noir rayé d'entrelacs d'or. »
p. anal.: réseau formé de fils, de branches, se croisant les uns les autres. « Sous le meuble, un entrelacs de câbles. » « Le ciel limpide parmi les entrelacs de la vigne et des roses. »
fig.: enchevêtrement, imbrication. « L'entrelacs des intérêts privés, collectifs et étatiques. »

ocelle

ocelle



(masc.) tache ronde dont le centre est d'une autre couleur que la circonférence, et dont sont pourvus certains animaux (ex: félins, oiseaux, papillons). « Les ocelles des plumes caudales du paon. »
littér.: tache colorée, de forme arrondie, qui se détache sur un fond d'une autre couleur. « Un ocelle ensoleillé, vert pâle, se déplace rapidement parmi le vert sombre des forêts. » « Le soir cernait de roux les ocelles de l'eau, pareilles aux taches sur le plumage des paons. »
ocellement (hapax) : « des ocellements de paon »

cépée

cépée



touffe de jeunes tiges sortant de la souche d'un arbre coupé. « Un taillis se développe à partir d'une souche, par un ensemble de tiges que l'on nomme cépée. » « On entendait le bruit de ses brodequins qui heurtaient les cépées et brisaient les ronces. »
bois d'un an ou deux : « à travers les fourrés, les ronciers, les cépées... »

cascatelle

cascatelle



petite cascade. « Une eau sautant en cascatelles, fusant en gerbes éblouissantes. »
ce qui évoque une cascatelle pour l'œil ou pour l'oreille. « Les blanches cascatelles des guipures et des dentelles. »
série de petites choses qui se succèdent à un rythme rapide. « Une charmante cascatelle de paroles mielleuses. »

acception



sens particulier dans lequel un mot est utilisé. Acception courante, usuelle, rigoureuse, étendue ; mot à double acception. « J'emploie ce terme non pas dans son acception commune mais dans son acception philosophique. » « Le mot liberté, comme tous ceux qui expriment des idées abstraites très générales, est souvent pris dans une multitude d'acceptions différentes, qui sont autant de portions particulières de sa signification la plus étendue. »

préférence qu'on a pour une pers. (ou chose) au préjudice d'une autre. « Dieu, qui n'a acception de personne, ne fait pas plus de cas de la jambe gauche que de la jambe droite. » « Sans acception de qualités, sans acception de fortune, sans acception de parti, c'est-à-dire sans tenir compte des qualités d'une personne, de sa fortune, du parti auquel elle appartient. »
acception de personne = favoritisme. « Vous ne ferez pas acception de personne en jugeant, mais vous écouterez le petit comme le grand. »

impavide



qui n'éprouve ou ne laisse paraître aucune peur; qui semble indifférent (=calme, impassible, imperturbable). Héros impavide.
p. méton.: qui traduit l'absence de peur, l'indifférence. « Et l'hôte de répondre avec sa politesse impavide : − Je suis enchanté de te voir. »

vespéral

vespéral



du soir. Lumière, ombre, brise vespérale. Oraison vespérale. « Les ardoises des toits luisent dans la lumière vespérale. » « Le journal télévisé du soir, notre cérémonial vespéral national. »

alliciant



séducteur, attirant. « Mer! tu tends à tes amants comme appâts tes seins alliciants, tes lèvres entrouvertes. » « Que d'aventures alliciantes pour un jeune écrivain, ou un jeune peintre... » « Il vit des femmes qui lui parurent alliciantes. »

perclus

perclus



impotent, paralysé. « Il demeure à peu près perclus de tout un côté. » « Il était presque perclus de goutte. » « Vieille et percluse au point de ne marcher qu'avec deux cannes. » « C'était un perclus, à la fois boiteux et manchot. »
qui ne sert plus, hors d'usage. « Les clochers de la région sont morts et ses moulins perclus. »
qui est (partiellement) paralysé par l'effet d'une cause passagère. Perclus de fatigue, de froid, de douleur, de stupéfaction, d'ennui, de timidité, etc.

diptyque

diptyque



ouvrage de peinture ou de sculpture composé de deux volets pouvant se refermer l'un sur l'autre.
ensemble formé de deux composantes. « Telle est la première partie de mon aventure qui sera, si vous le permettez, un diptyque. »
dans l'Église ancienne, tablette sur laquelle on inscrivait les noms des évêques, des martyrs, des bienfaiteurs, dont on faisait mention dans la liturgie.

flavescent

flavescent



[du lat. flavescens, jaunissant] d'une couleur qui tire sur le blond, sur le jaune d'or. « Ses cheveux étaient dorés, flavescents par mèches et flamboyants par touffes. » [couleur]

impéritie



incapacité, inhabilité, défaut de compétence dans la fonction que l'on exerce. « Ces généraux dont la criminelle impéritie avait fait mourir cinq mille soldats de la fièvre. »

vulnéraire

vulnéraire



qui guérit les blessures, les plaies. Médicament, poudre, plante vulnéraire.
eau vulnéraire = préparation obtenue en faisant infuser des plantes vulnéraires dans de l'alcool (=eau d'arquebuse).
préparation tonique à l'usage d'un malade, d'un blessé. « Les moines composèrent des vulnéraires à base de plantes pour soigner leurs hôtes malades ou blessés. »
fam.: alcool.

sylphide

sylphide



myth.: génie féminin ailé, qui vit dans les airs (=sylphe femelle). « Pâle et mince comme une sylphide, tu marchais au fond de nos bois. »
p. anal.: femme svelte, élancée, d'une beauté fine et gracieuse. « Une sylphide! une nymphe! une fée! » « J'ai trouvé dans le salon une sylphide de trente ans, pâle, frêle, aristocratique, ravissante. »
taille de sylphide : taille très mince. « Cette robe lui faisait une taille de sylphide. »
fig. : femme idéale ou idéalisée, plus imaginaire que réelle, objet de rêveries amoureuses. « Il trouva sa vaporeuse sylphide languissamment couchée sur le divan. »

marner

marner



[le suj. désigne la mer ou la marée] monter au-dessus du niveau moyen. « Les marées sont de douze heures, et marnent de quatre pieds. » « La mer marne beaucoup aux équinoxes. »
amender une terre par l'apport de marne (roche tendre constituée d'argile et de calcaire). « Les paysans marnent leurs champs »
argot (p. anal. avec la dureté du travail de marnage) : travailler durement. « Il voulait me faire marner gratuitement. »

marnage
amplitude des marées ; fluctuations du niveau d'un plan d'eau. « Ici, le marnage peut dépasser douze mètres. »
action d'amender une terre par l'apport de marne; résultat de cette action.

squalide



sale, malpropre. « Affublé d'un veston de velours violet mais probablement squalide sous les fourrures et le paillon. »
fig.: qui inspire un vif sentiment de mépris, de dégoût (=abject, ignoble, infâme, répugnant). « Georges Ohnet, le squalide bossu millionnaire... »

lénifier

lénifier



du latin lenis (doux) et facere (faire) : calmer, adoucir, apaiser, soulager. « Le calme de cette thébaïde pourra détendre ses nerfs et lénifier son esprit. »

lénitif (=lénifiant) : calmant, apaisant, consolant. « Le miel est un bon lénitif pour la gorge. »
fig.: tendresse lénitive. « Cet endroit dégage une atmosphère lénitive. » « Il répétait avec une douceur lénifiante : tu as tort de t'inquiéter. »
péj.: fade, douceâtre, amollissant. Atmosphère lénifiante. « Un scénario lénifiant, ennuyeux. »

coruscant

coruscant



qui brille intensément, qui scintille (=brillant, scintillant). Lumière coruscante, aspect coruscant. « J'ai le cerveau plein de ces vents et de ces coruscantes vagues qui hennissent. » « Bouquets coruscants, peints sur fond noir. » « Tout le brillant, tout le coruscant du décor. »
fig.: « Vous étiez déjà charmant, drôle, pétillant d’humour, coruscant d’anecdotes… »
p ext.: style caractérisé par l'usage de tournures et de mots rares. « Auteur au style adamantin et coruscant. »

coruscation : éclat lumineux vif et passager. La coruscation d'un météore. Coruscations de pierres précieuses. « L'éclat de la mer et ses coruscations enflammaient les lointains. »

effet de manche

effet de manche



action exagérée, factice, destinée à impressionner. « Elle se contente d'un questionnement factuel, là où ses confrères jouent la provocation et l'effet de manche. »
l'expression vient du fait que les vêtements des avocats et procureurs ont des manches larges qui se mettent en mouvement lorsqu'ils s'animent pour tenter de convaincre leur auditoire.

aubier, aubour

aubier, aubour



partie tendre du bois, blanchâtre ("albus" = blanc en latin), qui se forme chaque année sous l'écorce autour du cœur de l'arbre. « L'aubier est trop tendre pour être utilisé en menuiserie, on lui préfère le duramen, la partie interne du bois. »
p. métaph. Toute matière vivante, tendre et fragile. « Cette part de moi que je veux oublier, pourrie jusqu'au cœur de l'aubier. »

hapax

hapax



mot, forme dont on n'a pu relever qu'un seul exemple.
p. métaph.: « toute vraie occasion est un hapax, c'est-à-dire qu'elle ne comporte ni précédent, ni réédition, ni avant-goût ni arrière-goût; elle ne s'annonce pas par des signes précurseurs et ne connaît pas de "seconde fois". »
« Pour Michel Onfray, l'hapax existentiel est une expérience déterminante capable de pousser un homme à devenir un philosophe, c'est-à-dire l'inventeur d'un système. »

thaumaturge



qui accomplit des miracles. « Ce moine aurait été l'un des plus extraordinaires thaumaturges de notre temps. Il guérissait, comme en s'amusant, tous les maux. »
p. métaph.: « la foi et le patriotisme sont les deux grands thaumaturges de ce monde. »
p. ext., péj.: qui prétend accomplir des miracles, défier les lois de la nature. « On enferma le thaumaturge à la Bastille pour qu'il pût y travailler à loisir. »

musser



cacher, dissimuler. « Elle bâillait, mussait sa tête au creux de son bras replié. »
se musser = se cacher, se glisser. « Un entour de vieux arbres, sous lesquels, dans l'ombre, se mussaient quelques logis de ferme. »

béjaune

béjaune



[contraction de bec et jaune] oiseau jeune, qui a encore sur le bec une petite peau jaune.
fig.: jeune homme sot et niais.
pers. dénuée de bon sens, d'intelligence.
(fam.) "montrer à qqn son béjaune" = lui montrer sa sottise, son ignorance.

contadin

contadin



caractéristique du paysan. « Le superbe paysan, la veste contadine sur l'épaule. »
habitant de la campagne, paysan. « Tandis que j'étais l'objet des agaceries d'une contadine; remarquez que je dis contadine pour ne pas dire paysanne. »

liminaire

liminaire



qui concerne le seuil. « Je parvins devant la porte de l'usine, mais demeurai figé à cet endroit liminaire, anéanti par la vision des machines. »
qui est au début d'un livre, d'un poème, d'un débat. « Chapitre, déclaration, note liminaire. »
qui concerne le commencement de quelque chose, qui prélude à quelque chose. « Une étape liminaire dans le développement d'une science. » « Occupé à ces conversations liminaires, je n'était pas attentif. »

escogriffe

escogriffe



fam.: homme de grande taille, généralement mince et mal bâti, dégingandé (=échalas). Pléonasme : un grand escogriffe. « Sur la muraille, l'ombre démesurée, effrayante et baroque de ce grand escogriffe en chemise. »

caligineux

caligineux



qui est de la nature du brouillard. Sombre, obscur. « Les brumes matinales s'effilochèrent. Le temps matineux, caligineux s'évaporait en une journée s'annonçant caniculaire. »
fig.: qui manque de clarté d'esprit : « ces fétides et caligineux administrateurs... »

horion



coup généralement violent. Donner, recevoir, essuyer des horions. « Pendant trois ou quatre ans je ne passai guère de jour sans recevoir quelque horion à l'improviste. » « La lèvre fendue par un horion paternel. »
p. méton.: marque laissée sur la peau par un coup. « Couvert de blessures et de horions. »
p. métaph.: « Je reçus les premiers horions des critiques à la publication de mon deuxième roman. »

fallacieux



trompeur, spécieux. Argument, renseignement fallacieux; paroles, promesses fallacieuses. « Sans venir de son coeur, des pleurs fallacieux paraissent tout à coup sur le bord de ses yeux. »

oraison



oraison (mentale) : prière méditative centrée sur la contemplation divine. « La prieure se tut, remua un moment les lèvres, comme pour une oraison mentale. » « Elle chercha un refuge dans l'oraison. »
être en oraison, faire oraison : prier, se recueillir. « Dans l'oratoire même, où l'évêque était encore en oraison. » « On voit bien, mon ami, lui dit-il, que ces hommes-là ne font pas oraison. »
en esprit d'oraison : avec piété, recueillement. « C'est une grande et sainte étude. Elle doit être faite en esprit d'oraison, sur un cahier à part. »
oraison dominicale, jaculatoire : invocation collective qui termine les heures canoniales ou qui ponctue une célébration liturgique. Oraison de la messe. « Le choeur répond «Amen» comme à la fin de chaque oraison. »
discours prononcé en public.
oraison funèbre (=éloge funèbre) : discours louant les mérites d'un défunt illustre. « Le maire prononce l'oraison funèbre de son adjoint devant une assemblée bouleversée et la voix étranglée par les sanglots. »

Chimène



« avec les yeux de Chimène » : porter sur quelqu'un un regard amoureux, avoir une passion secrète.
dans la pièce de Corneille, le Cid, Chimène dut, malgré son amour, condamner son amant Rodrigue l'assassin de son père.

limbes



séjour des innocents, des justes morts avant d'avoir été sauvés par la Rédemption. « On inventa pour les enfants le palliatif des limbes, un petit enfer plus doux où ils flotteraient toujours, loin de leurs mères, en pleurant. » « Et nos funèbres coeurs roulent des souvenirs plaintifs comme le vol des âmes dans les limbes. »
[litt.] de limbes = pâle et terne. Clarté de limbes. « Une allée de haute futaie, où est une lumière de limbes, qui a l'air d'une lumière électrique au travers d'un globe dépoli. » « Une pâleur de limbes paraissait suinter du rivage dans cette étale morne du petit jour. »
état incertain, indécis. Dans les limbes ; sortir des limbes ; limbes de l'avenir, de l'enfance, de l'inconscient, du souvenir. « Un projet resté dans les limbes. »

limbique : relatif aux limbes, qui rappelle les limbes. « L'immensité mystérieuse et limbique du palais. »

lambrequin

lambrequin



volet d'étoffe, souvent découpé, tombant du cimier du heaume et flottant sur les épaules. « Chevaliers aux tournures superbes, aux panaches monstrueux, aux lambrequins farouches, aux morions exorbitants. »
étoffes pendantes et découpées en festons, souvent ornées de franges et de glands, qui décorent les ciels de lits, les rideaux, etc. Lambrequin de toile, de velours; lambrequins à franges et à glands. « Ce salon avait aux fenêtres des rideaux de vieux lampas rouge à lambrequins. » « Le lit avait de doubles rideaux et une quantité de lambrequins découpés. »
ornement pendant et découpé, en bois ou en métal, qui borde une toiture de pavillon, une marquise et dissimule les gouttières, les chéneaux.
retombée d'un store de magasin, souvent réservé à recevoir de la publicité ou à indiquer le nom du propriétaire.
motif de décoration figurant une draperie découpée et pendante. « Pièces de vaisselle décorées de lambrequins et de rinceaux bleus. »

agacinant



qui agace de manière répétée : « Séduisante, agacinante, elle avait des manières mignardes, précieuses, niaisottes; elle jouait la fillette... »

homoncule



être vivant de très petite taille, aux pouvoirs néfastes et surnaturels que les alchimistes du moyen âge prétendaient pouvoir créer (=homuncule). « Les alchimistes, au XVIe siècle, se vantaient de pouvoir créer des homuncules, c'est-à-dire de petits hommes d'un pouce, que l'on conservait dans des fioles, en les nourrissant de vin et d'eau de rose. »
p. ext.: homme de petite taille, fluet.
péj.: petit homme contrefait (= avorton). « Toulouse-Lautrec, un homuncule ridicule, dont la déformation caricaturale semble se refléter dans chacun de ses dessins. »
fig.: expression caricaturale et amoindrie de l'homme. « De tristes homoncules que l'énergie vitale semble avoir abandonnés. »

sororal



relatif à la/aux sœur(s). L'affection, la jalousie sororale. « La figure sororale est parfois présentée comme un substitut maternel. »
p. anal.: qui évoque une sœur par sa douceur affectueuse, compréhensive. « Toi, sororale, toi sûre amante au grand cœur dévoilé... »
p. anal.: « de délicieuses, de bonnes, de sororales pantoufles que je ne quitterai que le soir. »
sororalement : à la manière d'une/des sœur(s). « Il y avait deux alcôves, l'une pour les deux filles, qui couchaient sororalement ensemble; l'autre, pour le père et la mère. »

hypotypose



figure de style consistant à décrire une scène de manière si frappante, qu'on croit la vivre. « Le lecteur est happé dans le roman par une série d'hypotyposes. »

amphigouri



texte ou discours obscur, embrouillé, peu intelligible. « Je n'ai rien compris à ce discours. C'est un amphigouri d'un bout à l'autre. »

dictame

dictame



plante aromatique dans laquelle les Grecs voyaient un puissant vulnéraire. La douceur, les parfums du dictame.
fig : baume qui apaise, qui adoucit la souffrance morale. Un céleste, un divin dictame ; le dictame des inquiétudes. « Dieu leur a donné l'unique dictame qu'il y ait pour les blessures incurables du coeur. » « Elle apportait le dictame de ses conseils et l'électuaire de sa compassion. »

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