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Dictionnaire du français littéraire - mots rares et difficiles

Les plus beaux mots de la langue française

« J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot »  — Honoré de Balzac.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

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réminiscence



[chez Platon] souvenir d'une connaissance acquise dans une vie antérieure, quand l'âme, qui vivait dans le monde supra-sensible des essences, contemplait les Idées. Réminiscence platonicienne; mythe, théorie de la réminiscence. « Ce que Platon appelait réminiscence, Descartes l'appelait idées innées. » « C'est sur la réminiscence que Platon fonde la possibilité de la connaissance; c'est par elle qu'il expliquera les idées premières, antérieures et supérieures à l'expérience. »
[chez Aristote] faculté de rappeler volontairement les souvenirs (=mémoire volontaire).
retour à la conscience d'une image, d'une impression si faibles ou si effacées qu'à peine est-il possible d'en reconnaître les traces. Réminiscence du passé; confuse, vague réminiscence. « On dirait très-bien de quelqu'un dont la tête faiblit : "il n'a que des réminiscences, il n'a plus de souvenirs". »
souvenir où domine plus ou moins l'élément affectif. Réminiscence de l'enfance, de la jeunesse; réminiscence de lecture.
souvenir qui inspire, qui influence la création artistique et l'emprunt, le plagiat inconscient ainsi réalisé. Réminiscence littéraire, musicale, poétique. « Un poète qui, en faisant des vers, imite un autre poète sans bien s'en rendre compte, et qui refait des hémistiches déjà faits est dit avoir des réminiscences. »
mémoire profonde, lointaine, comme venue du fond des âges (=mémoire collective). Réminiscence ancestrale, héréditaire. « Une réminiscence venue des tréfonds de l'être, comme une grande vague d'équinoxe sauvage, balaya tout le passé, et ses ailes frémissantes s'ouvrirent largement pour l'essor et la fuite vers la forêt. » « Est-ce une réminiscence lointaine des fêtes païennes du solstice qui célébraient la fuite de l'hiver et le retour du soleil printanier ? »

drosser

drosser



pousser un navire vers un danger, une obstruction. « Le vent violent drosse le navire sur les récifs. » « L'embrun avait tellement drossé le trois-mâts que sa grand'vergue taillait dans l'eau. »
p. anal.: « il est venu de Pythô, le fugitif, drossé par la rafale de tous les dieux! »

sabord

sabord



ouverture quadrangulaire dans la coque d'un navire pour laisser un passage à la bouche des canons.
p méton.: « Les sabords du vaisseau mugissaient. »
p. métaph.: « Les petites fenêtres des maisons ouvrent, sur la campagne des milliers de sabords. » « Les théâtres, les night clubs, les restaurants font feu de tous leurs sabords. »
sabord de nage = ouverture pratiquée pour laisser passer les avirons. « Les sabords s'ouvrirent pour laisser passer les longs avirons de galère. »
arg.: oeil. Coup de sabord = coup d'œil. « Son goût se devinait aux coups de sabords qu'il lançait quand passait un beau môme. » Jeter un coup de sabord = vérifier l'ouvrage.

prodigue



qui dilapide son bien en dépenses excessives (=dépensier, dissipateur, gaspilleur, panier-percé). « Parcimonieuse et même avare, elle se montrait pour lui follement prodigue. » « Il était prodigue, sensuel, et menait un train de prince. » « À père avare, fils prodigue. »
prodigue de : « sans être prodigue de son argent, il l'était de sa sensibilité; il avait facilement la larme à l'oeil. »
qui donne généreusement, en abondance, voire excès. « On est prodigue de ce beau nom d'ami. » « Prodigue de son temps et de son savoir, il était apprécié de tous. » « Femmes prodigues de leurs corps. »
[le suj. désigne (un élément de) la nature] : « Le terrain est prodigue de fleurs et de fruits. »
qui fait preuve d'une largesse apparente mais sans s'engager en rien. Prodigue de bonnes paroles, de bons conseils.

fort Chabrol

fort Chabrol



en 1899, en marge de l'affaire Dreyfus, Jules Guérin, président de la Ligue antisémite, se barricade au 51 rue Chabrol à Paris. S'ensuit un siège de trente-huit jours par les forces de l'ordre, très médiatisé, communément appelé "Fort Chabrol".
situation où un individu – généralement armé, parfois avec otages – se retranche dans un immeuble entouré par les forces de l'ordre. « On a cru à un Fort Chabrol ce matin, lorsqu'un homme a brandi une arme au guichet de la gare. »

horion



coup généralement violent. Donner, recevoir, essuyer des horions. « Pendant trois ou quatre ans je ne passai guère de jour sans recevoir quelque horion à l'improviste. » « La lèvre fendue par un horion paternel. »
p. méton. Marque laissée sur la peau par un coup. « Couvert de blessures et de horions. »
p. métaph.: « Je reçus les premiers horions des critiques à la publication de mon deuxième roman. »

notule

notule



petite note; courte publication. « Des échanges de petits billets, de notules diplomatiques. » « Un petit libelle de format réduit qui contenait, outre des pamphlets politiques, quantité de notules sur les scandales de la saison et sur les mésaventures de personnes en vue. »
notulateur = auteur de notules. « C'étaient les petits merciers de l'histoire, des camelots, des notulateurs qui pointillaient sans donner un ensemble, comme font maintenant les peintres qui punaisent les tons. »

gégène

gégène



argot milit.: groupe électrogène portatif utilisé pour alimenter les radiotéléphones de campagne.
détournée de sa vocation première, la gégène est aussi un instrument de torture à l'électricité. Passer, soumettre à la gégène. « On m'a soumis à la gégène, fouetté, flagellé et on m'a obligé à rester dehors la nuit. » « Les interrogatoires à la gégène, tristement célèbres en Indochine, ont repris de plus belle pendant la guerre d'Algérie. »

squalide



sale, malpropre. « Affublé d'un veston de velours violet mais probablement squalide sous les fourrures et le paillon. »
fig.: qui inspire un vif sentiment de mépris, de dégoût (=abject, ignoble, infâme, répugnant). « Georges Ohnet, le squalide bossu millionnaire... »

accointances



relations familières ou d'intérêt. Accointances puissantes, accointances au ministère. « Elle s'inquiète des accointances de son fils avec le nouveau venu. »
commerce amoureux hors mariage, liaison entre deux personnes de sexe différent. « Jusqu'alors, se croyant éperonné par l'action, il ne s'était accordé que des accointances sensuelles qui laissaient la tête libre. Mais maintenant il lui fallait connaître les subtilités du cœur qui après tout aiguisent l'esprit. »

hypocoristique

hypocoristique



qui exprime une intention caressante, affectueuse, notamment dans le langage des enfants ou ses imitations. Usage, valeur hypocoristique d'un mot.
Les termes hypocoristiques sont produits par des suffixes dits "diminutifs" (ex: fillette), le redoublement (ex: chien-chien, fifille), l'abrègement (ex: Mado, Alex), ou le choix de termes conventionnellement hypocoristiques (ex: mon chou).

vol à l’américaine



escroquerie consistant à se faire remettre une somme importante d'argent en échange d’objets sans valeur laissés en gage.

zain

zain



cheval dont la robe, d'une seule couleur, ne présente aucun poil blanc. « Un grand pur sang zain de noir parfait. »
p. anal.: un chien zain.
qui n'a aucune marque de blanc. Bai, noir zain. « Les chevaux de course présentent d'assez nombreux exemples de poil zain »

impavide



qui n'éprouve ou ne laisse paraître aucune peur; qui semble indifférent (=calme, impassible, imperturbable). Héros impavide.
p. méton.: qui traduit l'absence de peur, l'indifférence. « Et l'hôte de répondre avec sa politesse impavide : − Je suis enchanté de te voir. »

croquenote

croquenote



pauvre musicien sans talent; en partic. musicien qui exécute facilement, mais sans expression et sans goût. « Cette nuée de croquenotes qui courent le cachet dans la banlieue. »

châsse

châsse



grand coffret en pierre, en bois ou en métal souvent richement travaillé et orné, qui renferme la dépouille ou les reliques d'un saint ou d'une sainte. Châsse de bois doré, de verre, d'or. « Ses reliques furent déposées au milieu du choeur, dans une châsse d'argent massif constellé d'émeraudes. »
[en parlant d'une pers. richement habillée] être parée comme une châsse.
porter qqn ou qqc. comme une châsse = porter avec beaucoup de soin, de respect. « Traité comme une châsse, le piano fût porté dehors. »
bâtir une châsse autour de qqn, de qqc = faire preuve d'une admiration extrême pour quelqu'un, pour quelque chose. « Faire une châsse à la femme qu'on aime. »
cage aux parois vitrées servant à abriter un objet précieux de l'air et de la poussière. « Comme un diamant dans une châsse. » « La châsse de verre où dormait sa poupée de cire. »
pop.: cercueil, bière
argot : yeux. « Quand j'vois tes châsses. Moi ça m'suffit pour imaginer l'paradis. »
technol.: cadre, monture qui maintient une pièce en place. « La châsse d'un verre de lunette, d'un bijou. »

enchâsser
déposer, enfermer dans une châsse. Enchâsser la dépouille d'un saint, enchâsser des reliques.
p. iron.: entourer de soins extrêmes. « On couve le futur gendre, on le soigne, on l'enchâsserait. »
encastrer, fixer un objet dans une entaille, un support, un châssis. « La lourde porte vint s'enchâsser entre les deux montants de granit. » « Un portrait d'ancêtre enchâssé dans la boiserie. »
[joaill.] sertir, enchatonner. Enchâsser une pierre dans un chaton, dans une monture. « On voyait briller à son doigt un petit anneau d'or qui enchâssait une étincelle de rubis où se réverbérait la lampe. »
fig., litt.: intercaler, insérer une phrase, un mot, un son pour les mettre en valeur. « Les mots enflammés qu'elle lui écrit, il les lui renvoie enchâssés en deux éclatants sonnets. »
sens passif : « Il ne se passait pas de semaine sans que son malheureux nom ne vînt s'enchâsser dans quelque sonnet atroce. »

tavelé

tavelé



constellé, parsemé de petites taches (= moucheté, piqueté, tacheté). Peau, visage tavelé(e); mains tavelées; fruit tavelé; serpent tavelé. « Figurez-vous une de ces photographies jaunies, tavelées, piquées de chiures de mouches. » « Sa petite figure de rouquin, tavelée de son mûri, qui s'empourprait si facilement. »
taveler : « un long gaillard osseux, au visage étroit et hâlé que tavelaient des éphélides. » « La peau se tavelle sous le soleil. »
tavelure : apect que présente une chose, une surface tavelée; chacune des petites taches qui la parsèment (=moucheture). Tavelures de la peau. « Elle cacha sa figure dans ses deux mains. Je n'en avais jamais remarqué, comme ce jour-là, les grosses veines, les tavelures. »

fontinal

fontinal



qui est relatif aux fontaines.
qui croît dans les fontaines, sur les pierres des torrents et les roues des moulins. Mousse fontinale, plantes fontinales. « Un réseau de petits torrents qu'aux jours d'été, dans les eaux basses, les plantes fontinales couvraient de leurs touffes vigoureuses. »

abhorrer



avoir en horreur, détester, exécrer. « A vingt ans, on abhorre la solitude, mais on s'isole par son zèle. »

vespéral

vespéral



du soir. Lumière, ombre, brise vespérale. Oraison vespérale. « Les ardoises des toits luisent dans la lumière vespérale. » « Le journal télévisé du soir, notre cérémonial vespéral national. »

résilience



force morale; qualité de quelqu'un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre. « Dans ce deuil, elle étonna ses amis par son immédiate résilience. »
résistance d'un matériau au choc. « Les plastiques de la carrosserie doivent avoir une résilience suffisante. »
capacité de reproduction d'une espèce animale inemployée en raison d'une ambiance hostile, mais susceptible d'une expansion soudaine si cette ambiance s'améliore. « Les cyprinidés ont parmi les poissons une forte résilience en raison du grand nombre d'oeufs qu'ils pondent. »

ubéreux



fécond. Oeuvre ubéreuse, cerveau ubéreux.

péronnelle



fam., péj. femme ou fille sotte et bavarde. « Eh bien ! qu'est-ce que tu fais là avec ces péronnelles ? »

turbide

turbide



(litt.) qui n'est pas limpide, trouble. « Les fleuves équatoriaux entraînent dans leur flot turbide des mondes confus d'arbres et d'herbes. »

manéger



dresser un cheval aux exercices du manège. Manéger un cheval.
manigancer : « c'est lui qui a tout manégé avec sa bande. »
intrans.: avoir un comportement adroit et artificieux pour parvenir à ses fins.
manégé : qui agit avec adresse et ruse pour parvenir à ses fins. « Des comédiennes ambitieuses et manégées. » « Voyez quel masque de diplomatie se dégage de tout ce fin profil : il est manégé comme un cardinal. »

dystopie

dystopie



La dystopie est le contraire d'une utopie (contre-utopie) : plutôt qu'une société idéale, elle décrit une société organisée de façon à rendre impossible le bonheur de ses citoyens. « Cette histoire apocalyptique d'anticipation est construite sur le principe de la dystopie. »
Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, 1984 de George Orwell, Hunger Games de Suzanne Collins sont des romans dystopiques.

monder

monder



débarrasser les grains vêtus (orge, avoine, riz) ou certains fruits secs (noix, amandes) de leur pellicule adhérente. Monder de l’orge ; grains mondés ; amandes mal mondées.
cuis.: plonger un légume ou un fruit quelques secondes dans l’eau bouillante pour mieux le peler ensuite. Monder une tomate. Salade de tomates mondées.
p. anal. ou au fig.: « ce n'était plus la voix de la femme, mais une voix tenant de celle de l'enfant, adoucie, mondée. »
se monder : se purifier. « Maintenant qu'il n'avait plus à se monder, à se passer au van des confessions, il restait irrésolu. »

méphitique



dont l'exhalaison est malfaisante, toxique, puante, désagréable (=délétère, infect, fétide, nauséabond). Gaz, vapeur méphitique; odeur méphitique. « L'air méphitique m'a chassé du village. »
[en parlant d'un objet, d'un lieu] qui exhale des gaz ou une odeur méphitique, qui en est rempli. « Cette méphitique officine. »
fig.: qui corrompt l'âme, l'esprit. « Les villes et les cafés concerts méphitiques. »
>> méphitiser : rendre méphitique. « Des fleurs, mises en grande quantité dans une chambre fermée, en méphitisent l'air au point de faire mourir les personnes qui le respirent. »

mellifluent

mellifluent



doux comme le miel (=melliflu). « Le parfum mellifluent du printemps. »
fig.: qui est empreint de douceur (notamment en parlant d'une façon de s'exprimer). « Le babil mellifluent des Andalous. »

résipiscence



reconnaissance de sa faute, avec la volonté de s'amender (=regret, repentir). « Les alliés espéraient du gouvernement de Vichy des actes de résipiscence. »
amener qqn à résipiscence = le faire se repentir. « Il se fit fort d'amener le général à résipiscence »
venir à résipiscence = se repentir. « Zola, comprenant qu'il a été un peu énorme, vient à résipiscence. »
résipiscent = qui vient à résipiscence. « Les sanctions ne sont pas systématiques, les résipiscents sont pardonnés. »

bas-bleu



péj.: femme savante, d'une pédanterie ridicule. Avoir la réputation d'un bas-bleu; pérorer comme un bas-bleu; le pédantisme d'un bas-bleu. « Un bas-bleu! d'une instruction à épouvanter, qui a tout lu! qui sait tout ! ; elle semblait probablement à ses amies un insupportable bas bleu. »
bas-bleuisme : pédanterie ridicule de femmes de lettres sans talent. « Plus il y a de talent dans une femme, moins il y a de bas-bleuisme. »

coquecigrue

coquecigrue



(fém.) oiseau imaginaire, fabuleux.
À la venue des coquecigrues = jamais (=à la Saint Glin-glin).
fig.: fantasme, illusion. « S'arracher aux coquecigrues d'un demi-sommeil. »
regarder voler des coquecigrues = se faire des illusions, s'occuper de choses chimériques.
baliverne, sornette, sottise. Conter, débiter des coquecigrues; se payer de coquecigrues. « Les coquecigrues d'un prêtre naïf. Un inventeur de coquecigrues entouré de gobe-mouches. »
p. méton.: personne qui raconte des sottises, imbécile, ridicule. « Parler, raisonner comme une coquecigrue. Une histoire coquecigrue. »

sanguine

sanguine



variété terreuse d'hématite rouge servant à la fabrication de brunissoirs, de colorants, de crayons. « Crayon de sanguine ».
rouge de sanguine : « le rouge de sanguine était la teinte générale des murailles de la ville. »
en sanguine = dans cette couleur, variant du rouge ocre au pourpre.
crayon fait avec de la sanguine. « Croquis, esquisse, portrait à la sanguine; quelques traits à la sanguine; un trait de sanguine; papier frotté à la/de sanguine; teinter des planches à la sanguine. »
croquis, dessin exécuté avec ce crayon = « une sanguine de Watteau, de Fragonard. »
pierre précieuse couleur de sang. « Un diadème orné d'améthystes, de sanguines et de sombres rubis. » [couleur]

déhiscence



fonction de certains organes végétaux qui s'ouvrent sans se déchirer à certaines époques pour libérer leur contenu : fruit, graine, pollen ou spore.
libération d'un ovule par l'ovaire.
littér.: séparation. « Encore un mois et la maison sera vide. Je ne peux y songer sans un serrement de coeur. C'est l'époque de la déhiscence... le fruit s'ouvre et les graines sautent. » « De dix-huit à vingt ans, l'adolescent doit se détacher par une sorte de déhiscence non pas de la famille en soi mais de cette communauté caduque qui fut la forme infantile de ses rapports familiaux. »

girandole

girandole



faisceau de plusieurs jets d'eau
pyrotechnie : gerbe de fusées partant d'une roue tournant autour d'un axe vertical et donnant lieu au bouquet. « Chacun poussa des exclamations qui partirent comme les fusées d'une girandole. »
décoration : chandelier à plusieurs branches disposées en forme de pyramide, souvent orné de pendeloques de cristal. « Une girandole à trois branches éclaire ce curieux oratoire. »
p. méton.: branche de la girandole. « Je courus dans la pièce voisine et vis remuer les girandoles des chandeliers. »
valeur d'adj.: « de chaque côté de la cheminée était fixée une lampe girandole en porcelaine. »
p. métaph.: « des floraisons courent en girandoles et en espaliers. » « Une délicieuse girandole d'azur. »
[p. réf. aux pendeloques de cristal qui décorent souvent les girandoles] ensemble de pierres précieuses, disposées en pendants d'oreille. « Toutes les filles d'Archidona portent aux oreilles de longues girandoles ornées de pierres de couleur. »

vermeil

vermeil



d'un rouge éclatant, légèrement plus foncé que l'incarnat et tirant sur le rouge cerise. Fruit, horizon vermeil; teinte vermeille. « Des feuilles d'un vert intense, parmi lesquelles saignait le rouge vermeil des baies. » « Stupéfaite et vermeille d'indignation. »
rougi par le sang. « Un champ de bataille, plus vermeil qu'un nuage où le soleil se couche. » Vermeil de sang. « L'épée au dur tranchant, belle et de sang vermeille. »
[en parlant d'une émotion, d'un sentiment intense] qui se traduit par la rougeur du teint. Colère vermeille. « L'amour que je sens, c'est l'amour puissant. C'est l'amour vermeil. »
[en parlant du coeur] empli d'émotions, de sentiments intenses. « Si je pouvais lancer au ciel froid et blême mon coeur brûlant et vermeil, je crois que dans la seconde Il réchaufferait le monde comme le soleil ! »
qui a l'éclat ou la couleur du vermeil, d'un ton d'or chaud, orangé ou jaune doré. « Raisin vermeil. » « La pêche aux chairs vermeilles. »
signe de bonne santé, de fraîcheur, de jeunesse. « Au risque de brunir un teint frais et vermeil, la fillette livrait sa joue en fleur aux baisers du soleil. » « La fraîcheur vermeille de son teint, d'un blanc un peu doré par le hâle. »
[en parlant d'un âge, d'une époque de la vie] « Ses quarante ans étaient vermeils. »
fig.: rire, sourire vermeil = rire, sourire éclatant, radieux. « Je coulais doucement ma jeunesse éternelle, Les sourires vermeils sur mes lèvres flottaient. »
[en parlant d'un son] éclatant, cristallin, vif. « Se peut-il que j'évoque avec des cris vermeils autant que des arbouses, la splendeur des matins, la chaleur des soleils, la gaîté des pelouses? »
carte vermeil [p. réf. à la médaille de vermeil] : carte SNCF réservée aux personnes âgées. P. ext: ce qui est réservé au troisième âge.
dorure en or moulu, qui se fait par l'application de l'or sur l'argent. « Ce que ton miroir te vend pour de l'or massif, n'est qu'une mince et légère feuille de vermeil. »
vernis vermeil = vernis rouge servant en peinture à donner de l'éclat aux ouvrages dorés ou en détrempe.
litt., p. anal. avec la couleur du vermeil : « Le ciel blond rouge comme du vermeil usé. »
vermeillet : légèrement vermeil, légèrement rouge, orangé ou jaune doré. « Cerises, roses vermeillettes. » [couleur]

peccamineux

peccamineux



qui est de l'ordre du péché; relatif au péché (=coupable, répréhensible). Acte peccamineux; pensée peccamineuse; maladie peccamineuse. « L’homosexualité demeure peccamineuse pour de nombreux croyants. »
rare : qui est enclin à pécher, capable de faire le mal (=faillible, fautif).
p. méton.: nature, condition peccamineuse de l'homme. « Pour transcender sa condition peccamineuse... »

merlin

merlin



hache à gros tranchant unique servant à fendre le bois.
marteau à long manche servant à assommer les bovins. « Des boeufs tombant sous le poids du merlin. »

quinaud



honteux, confus, penaud. Laisser, rendre quinaud; demeurer, être quinaud. « Si l'on manque son coup, on est désarmé et l'on reste quinaud. »

béjaune

béjaune



[contraction de bec et jaune] oiseau jeune, qui a encore sur le bec une petite peau jaune.
fig.: jeune homme sot et niais.
pers. dénuée de bon sens, d'intelligence.
(fam.) "montrer à qqn son béjaune" = lui montrer sa sottise, son ignorance.

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