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Dictionnaire du français littéraire - mots rares et difficiles

Les plus beaux mots de la langue française

« J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot... »  — Honoré de Balzac.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

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gabelou

gabelou



employé de la gabelle (=gabeleur). « Un malheureux traîné en prison parce que les gabeloux ont trouvé chez lui quatre livres de sel. »
employé de la Douane ou de l'administration des Contributions Indirectes. « La haine proverbiale du français pour le gabelou. » « Nul n'ignore qu'il est contrebandier, il s'en vante au nez des gabelous. »
fig.: celui qui fait obstacle à qqch. « Quand donc les directeurs gabelous de la littérature laisseront-ils arriver au comité public tes œuvres... »

forgerie



litt., fig.: rédaction d'un faux en écriture ; document contrefait. « La signature en bas de ce contrat est une forgerie. »
tromperie, machination. « Si cependant tout cela était faux, une forgerie, une infernale invention de femme méchante et jalouse! »
forger : fabriquer faussement. « Des infidélités que sa jalousie maladive forgeait de toutes pièces. »

plénipotentiaire



personnalité munie des pleins pouvoirs pour accomplir au nom d'un État une mission déterminée, négocier, signer un traité. « L'ambassadeur plénipotentiaire de France au Québec. » « Ministre plénipotentiaire : représentant de l'État auprès d'un autre État, grade le plus élevé de la carrière diplomatique. »
p. anal.: « Elle nous laisse faire, un sourire entendu de plénipotentiaire au coin des lèvres : elle sait qu'elle a gagné. » « Elle redevint la plénipotentiaire de tous les plaisirs. »

dilatoire



qui vise à obtenir un délai, à gagner du temps. « Dis à Charles de faire une réponse dilatoire à son libraire. »
qui tend à différer l'instruction ou le jugement d'une affaire, d'un procès. « Moyen, raison dilatoire. »

endogène (/exogène)



qui provient de l'intérieur, qui a une cause interne
qui est élaboré par l'organisme (ex: poison, protéine, endogène.
qui a sa source dans l'organisme. « Affection, déficience, infection endogène ; l'impulsivité est endogène, elle est une sorte de spasme spontané. »
qui se produit à l'intérieur. « Une régulation "endogène" de la vie économique. »

chant

chant



[ou champ] face la moins large d'un objet parallélépipédique. Le chant d'une brique, d'un livre, d'une planche; poser à, de, sur chant. Poser des briques de chant. « L'architecte me montra une pierre qu'il avait fait poser de champ, contre le mur. »

loisible



être loisible (à qqn) de = être permis, possible ou envisageable de (=autorisé). « Il était loisible à chacun de contempler la face blême du criminel. » « Il est loisible d’imaginer, derrière ces façades, des histoires étranges, des secrets inavouables. »
qui est permis, qu'on a la liberté de faire ou non. « C'est tout ce qu'il y a de plus permis, loisible, honnête et salutaire. »
loisiblement = librement. « J'aimerais officialiser notre relation, pour la fréquenter aussi loisiblement qu'il me plaît. »

psittacisme

psittacisme



[du lat. psittacus, perroquet] péj.: reproduction mécanique de phrases qui ne sont pas comprises. « Un psittacisme journalistique fait de phrases vides, qu'on se complaît à écouter à longueur de journée »
psittacin : qui répète machinalement. Culture psittacine.
psittaciser : pratiquer le psittacisme, répéter machinalement comme un perroquet, sans réfléchir. « Encore un politicien qui psittacise sa rhétorique lénifiante. »
psittaciste : qui pratique le psittacisme, qui répète sans réfléchir. « C'est un psittaciste, un simple ergoteur. »

dialectique



Qui concerne l'art de raisonner et de convaincre. Ex: les gens de loi forment une société fermée, toute puissante, parce que la clarté de leurs esprits et leur habileté dialectique les rendent indispensables.

gibbeux

gibbeux



qui présente une/des gibbosité(s).
qui a le dos bossu. « Des nains aux pieds tors, au corps gibbeux et difforme. C'est avant tout un gibbeux à la colonne incurvée et tassée. »
(botanique) qui est arrondi, convexe. « Corolle gibbeuse, pétales gibbeux. »
Parties gibbeuses de la lune = parties en relief. « Les parties gibbeuses de la lune sont les plus éclairées ».
Lune gibbeuse = éclairée à un peu plus de la moitié.
(littér.) qui présente un relief inégal (anton.: plat). « Parfois la terre est gibbeuse, comme soulevée jusqu'à l'horizon par des vagues. Quant au goût jésuite, avec ses dômes gibbeux et ses colonnes oedématiques, nous professons pour lui une horreur insurmontable. »
gibbosité = ce qui fait saillie; déformation en relief (=protubérance). « J'ai vu lever le soleil. Vers six heures il a puissamment troué les nuages et ses rayons horizontaux sont allés au loin faire surgir à l'horizon les gibbosités monstrueuses du Jura. Ce sont déjà des bosses formidables. On sent que ce sont les dernières ondulations de ces énormes vagues de granit qu'on appelle les Alpes. »

dévider

dévider



dérouler. Dévider la soie, du coton, une bobine.
fig.: exprimer à la suite et sans interruption (=débiter). Dévider son histoire, ses souvenirs. « C'est un homme qui passe ses idées au laminoir et qui dévide en vingt pages une pensée qui pourrait s'exprimer en quelques mots. » « Il l'écoutait patiemment dévider sa monotone histoire. »
fig.: dévider sa bobine, son écheveau, son chapelet. Exprimer avec véhémence et sans interruption ce que l'on a à dire (=vider son sac). « Elle va me dévider son chapelet, me reprocher ma longue absence. »

forçage

forçage



procédé accélérant la croissance des plantes, le mûrissement des fruits. Serres de forçage. « L'endive, un légume d'hiver obtenu par forçage dans l'obscurité d'une racine de chicorée. »
fig. : « Une culture générale superficielle, issue du forçage en école préparatoire. »

forcerie
serre chauffée, humidifiée et éclairée de telle sorte qu'elle favorise le forçage des légumes et des fruits.
fig. : « À cette époque, Zola se donne tout entier à la suite des Rougon-Macquart. Son pavillon des Batignolles est devenu une véritable forcerie littéraire. »

toile de Jouy

toile de Jouy



étoffe de coton présentant des dessins monochromes, rouges ou violets (aubergine) sur fond écru ou bistre.
La toile de Jouy tient son nom de la commune de Jouy-en-Josas (Yvelines) et de sa manufacture, l'une des plus importantes "indienneries" du 18ème siècle.

indurer



rendre anormalement dur et épais (un tissu organique). « Une inflammation qui indure un tissu. »
pronominal: devenir anormalement dur et épais. « La paupière se tuméfie, s'indure, puis se ramollit. La mamelle s'enflamme et s'indure. »
littér., fig.: durcir, endurcir. « « Il était trop induré, ce vieux cœur! » Les légionnaires sont recrutés parmi les réactionnaires les plus butés, les plus indurés. »

séton



drain constitué d'une mèche en coton ou d'un faisceau de crins que l'on insère sous la peau, de façon à ce que les deux extrémités en sortent par deux orifices différents, afin d'évacuer les sécrétions sanglantes ou purulentes d'une plaie profonde. Poser un séton. « Oui, mon vieux, j'ai un séton qui coule et me démange, qui me tient le cou raide et m'agace au point que j'en ai des suées. »
blessure, plaie en séton : qui a un trajet sous-cutané et qui comporte deux orifices, provoquée par une arme blanche, un projectile ou un corps étranger.
« La balle a dû prendre l'os de biais, en séton. » « C'est une balle en séton qui m'a frisé la hanche. »
p. métaph.: « Le soleil se couchait, de biais, ne voulant blesser mon vieux pays qu'en séton. » « Le soleil entre en séton dans l'atmosphère tiède de la chambre. »

Zeitgeist



terme allemand signifiant "l'esprit du temps", théorisé par Hegel puis Heidegger. Il dénote le climat intellectuel ou culturel d'une époque.
Il se différencie du Volksgeist ("Esprit du peuple"), qui décrit l'âme d'une nation particulière, et du Weltgeist ("Esprit du Monde"), qui décrit l'esprit immuable de l'humanité.

contondre



frapper, donner des coups ; blesser par des coups, sans entamer la peau. « Dans cette rixe, il y a eu plus de contus que d'hommes blessés à sang. »
litt.: être contus de coups. « Tout son corps était contus par des pierres lancées par la foule. »
contus : altéré par un coup, un choc. « Les plaies sont contuses quand elles s'accompagnent d'une mortification des tissus voisins. »
p. métaph.: « Des sensations confuses, quasi contuses... »
douleur contuse = qui provient d'une plaie ou de coups reçus. « Rachialgie dorso-lombaire, irradiant dans les membres sous forme de douleurs contuses. »

sarouel

sarouel



pantalon d'origine orientale, caractérisé par un entrejambe très bas, proche des genoux.

ver d’oreille



mélodie ou chanson entêtante. obsédante. « Une chercheuse britannique s’est penchée sur le phénomène des vers d’oreille, ces mélodies qui nous trottent dans la tête durant plusieurs minutes, voire des heures. »

giberne

giberne



boîte portée à la ceinture ou en bandoulière, dans laquelle les soldats mettaient leurs cartouches, leurs grenades (=cartouchière, grenadière). Giberne en sautoir ; une giberne pleine de cartouches.
enfant de (la) giberne : enfant né d'un soldat et d'une cantinière.
fam.: avoir le/son bâton (de maréchal) dans sa giberne : pouvoir, à partir de l'échelon le plus bas, accéder aux plus hauts grades d'une hiérarchie. « Il a son bâton dans sa giberne; vous l'aiderez à l'extraire. »
p. ext.: petite boîte à partitions ; sac d'écolier. Giberne de musicien ; giberne d'écolier.

hyrcanien



qui est de l'Hyrcanie, contrée de l'ancienne Perse au sud-est de la mer Caspienne.
farouche et féroce (p. allus. à la nature des habitants et des animaux de cette contrée). « Désormais je serai d'une férocité hyrcanienne, froid comme Hippolyte et fuyard des femmes. »

algarade



échange brusque de mots vifs. « J'avais bonne envie de lui dire le fond de ma pensée, mais ce n'était pas le moment de faire une algarade. » « Il ne se passe pas un jour sans que des algarades fâcheuses n'éclatent au dortoir. »

clabauder



pour un chien: aboyer fort ou en dehors des voies, mal à propos. « Je m'en suis allé pendant que les chiens, sur mes pas, recommençaient de clabauder. »
crier à tort et à travers. « Quand un outsider est demandé, les parieurs clabaudent, ils crient comme si on les écorchait. »
critiquer injustement une personne, médire. Clabauder sur, contre, qqc. ou qqn. « La nouvelle qui fit le plus clabauder le salon jaune, fut celle de la démission du sous-préfet ; le pays se vengeait en clabaudant sur le couple. »
faire savoir quelque chose de manière bruyante et peu discrète. « S'il apprend que Costals s'est marié, il clabaudera partout l'histoire de la lettre-parachute. »

coalescence



réunion d'éléments voisins, ou en biologie, de tissus voisins. « Coalescence des lèvres d'une plaie. »
p. métaph.: « les segments sociaux perdent de leur individualité, il s'effectue entre eux une coalescence. »
ling.: réunion, dans une unité nouvelle, d'éléments compatibles quoique de soi disjoints. Ex: coalescence d'un article avec un substantif (l'endemain lendemain).

turne



pop. maison, en partic., maison mal tenue, logement sale et misérable. « Il retardait le plus possible le moment où il réintégrerait sa pauvre turne ; mon dabe a sa turne à la sortie du village. »
bistrot populaire parfois mal fréquenté. « Tu connaîtras pas, au pays, une petite turne où on pourrait boire frais, et puis s'entendre tous les deux ? »
endroit où l'on se rend pour travailler (bureau, usine, école...), jugé généralement déplaisant : « je l'ai vu les jours où il sortait de sa "turne", comme il appelait son collège. »
chambre, pièce exiguë et sans confort (=piaule, taule). « Pour gagner sa nouvelle turne, elle est forcée de passer par la chambre des parents ; la petite turne avec son lit-cage et un calendrier des Postes et Télégraphes était sinistre à la lueur d'une lampe pigeon. »

manichéisme



Doctrine religieuse conçue par Mani, fondée sur la coexistence et l'antagonisme de deux principes cosmiques égaux et éternels: le bien et le mal; conception qui admet le dualisme antagoniste d'un principe du bien et d'un principe du mal. « Il n'y a pas le bien et le mal luttant éternellement comme dans le manichéisme. Satan est la créature de Dieu. »
P. anal. Attitude de celui, de celle qui ne juge le monde qu'en termes opposés de bien et de mal.« Quand l'ennemi est séparé de vous par une barrière de feu, vous devez le juger en bloc comme une incarnation du mal: toute guerre est un manichéisme. »
Manichéisme délirant : délire dans lequel le malade voit le monde divisé en deux fractions qui s'affrontent à son sujet et assiste à cet affrontement sans y participer.

graveleux



qui est mêlé de graviers, qui contient du gravier. « Terre graveleuse. Le sol joue un rôle capital dans la qualité du vin. Le cep aime le terrain maigre, graveleux et avare. »
p. anal. « Je mangeais la maigre pitance des prisonniers, un peu de farine avariée et quelques lentilles graveleuses. »
fruit graveleux =dont la chair contient de petits corps durs. « Une poire graveleuse. »
fig.: qui est d'un caractère licencieux, proche de l'obscénité. « Anecdote, chanson, histoire, allusion graveleuse; roman, propos graveleux; situation graveleuse. »

cendré

cendré



[p. réf. à la couleur grisâtre de la cendre] dont les reflets s'échelonnent dans toutes les nuances chatoyantes du gris. « Marthe était blonde, avec des cheveux fins, nuageux, de cette nuance cendrée qui, dans la lumière, leur donne le rayonnement d'une poussière dans un clair de lune. »
bleu, blond, châtain, gris, vert cendré; « un plumage bleu-cendré; coucou, héron, grue, pétrel cendré(e); saule cendré; mer, montagne cendrée. »
[en parlant d'un style littér.] : « la prose "cendrée" de Loti, comme un poudre impalpable qui flotte sur ses phrases. »
[astron.] lumière cendrée : lumière faible dont brille la partie de la lune qui n'est point éclairée par le soleil.

cendrer : donner une couleur de cendre, rendre gris.« le ciel est cendré de pluie. » « Le jour se cendre. »[couleur]

aile de corbeau

aile de corbeau



de couleur noire : « des cheveux (couleur) aile de corbeau »[couleur]

orangerie

orangerie



lieu fermé où l'on met à l'abri les orangers et d'autres plantes craignant le froid pendant l'hiver. « Nous atteignîmes Versailles: l'orangerie et ses escaliers de marbre m'émerveillèrent. » « L'Orangerie des Tuileries, où avait lieu la vente de charité, était ornée très luxueusement pour la circonstance. »
partie d'un jardin où sont placés les orangers lorsque le temps le permet.
synon. d'orangeraie.

capybara

capybara



le plus gros rongeur actuel (de 1,05 m à 1,35 m de long et de 35 à 70 kg). Il vit en Amérique du Sud où il mène la vie d'un mammifère social et semi-aquatique.

charmille

charmille



pépinière de petits charmes.
charmes plantés et taillés pour former une allée, une haie, des palissades, des berceaux, des tonnelles de verdure. Charmille à la française (ex: Versailles); allée, labyrinthe, rideau de charmille; émonder la charmille. « Une magnifique allée en berceau, fermée sur les côtés par des charmilles taillées en portiques »
p. ext. [en parlant d'autres arbres ou arbustes] « La place plantée de tilleuls taillés en charmilles. »
berceau de verdure ou de fleurs. « Sous une charmille de roses, de liserons, d'acacias et d'orangers. »

ithyphallique

ithyphallique



en forme de phallus en érection. « Des femmes prosternées devant des dieux ithyphalliques. »
p. ext.: obscène. Un romancier ithyphallique.

ormeau

ormeau



jeune orme. Haie d'ormeaux. « Le clair carillon s'envolait sous les petits ormeaux du chemin de halage. »
orme champêtre. Des ormeaux, ces pauvres ormeaux classiques, dédaignés des poëtes de nos jours, et bien déchus du haut rang où la rime les avait mis! Près le débarcadère une allée de vieux ormeaux à tronc large, à branches diffuses, sous lesquels des fillettes dansent au son du violon.
p. méton.: bois de cet arbre. « Des sabots d'aulne ou de hêtre pour les hommes, d'ormeau ou de noyer, fibre plus noble, pour la femme. »
mollusque marin gastéropode, comestible, à coquille aplatie et nacrée (= haliotis, haliotide, oreille de mer). « On retourne les pierres à marée basse pour chercher des ormeaux haliotis. »

joncaille

joncaille



(argot) or sous forme de bijoux ou de lingots.

vertébrer



fig.: charpenter, structurer. « Un seul reproche: les entrées, salades diverses de crustacés ou marinades de poisson, ne suffisent pas à vertébrer une carte. On attend un peu plus de création. C'est la danse qui m'a vertébrée. »

tonnelle

tonnelle



petite construction, le plus souvent circulaire, à sommet en voûte, faite d'un treillage le long duquel on fait grimper des plantes afin de former un abri ombragé (=berceau, gloriette). « Une tonnelle de jasmins et de clématites. » « Des tonnelles en treillis vert mal dissimulées par les feuilles du lierre. » « La charmille, plantée de petits pieds arrachés dans le bois, que l'on dirigera en tonnelle continue appelée "cabinet de verdure". »
filet utilisé pour la chasse aux oiseaux. « Un lent rabat dirige les perdrix ou les canards vers la tonnelle. »

causeuse



petit canapé bas, le plus souvent capitonné, à dossier cintré, où peuvent s'asseoir deux personnes en particulier pour converser. « La profonde causeuse de la vieille dame est encore là et des bergers sourient à leurs bergères dans le rose fané des camaïeus. »

écho



information sur les à-côtés de la politique, sur la vie mondaine ou locale, et rédigée dans un style anecdotique et piquant. « Je vous prierai de m'envoyer un petit écho de votre Paris et de la tumultueuse politique. » « Les deux petits échos parus dans ce sale journal de chantage.. »
échotier : rédacteur des échos dans un journal. « L'échotier qui, pour justifier ses ragots croustillants, joue la carte de la "transparence"... »

épancher



faire couler, (dé)verser, répandre. « L'Oise dans la Seine épanche ses eaux bleues. » « Une cuve, d'où le vin s'épanche par un robinet. »
fig.: « mes yeux s'épanchèrent en ruisseaux. » « Elles s'épanchaient en pleurs sincères. » « Les derniers flots de ma vie s'épanchaient dans cet adieu. »
p. anal.: répandre généreusement. « L'aube épanchait une clarté laiteuse au haut des futaies. » « Un blanc magnolia épanche son parfum de neige et de melon. »
p. métaph. : « Bianca, ton chaste nom, lorsqu'il flotte à la bouche, d'un charme toujours neuf vous remue et vous touche, et comme le parfum nage autour de la fleur, sur Venise il épanche une amoureuse odeur. » « La lumière s'épanchait magnifiquement dans la brume lointaine. » « Sa chevelure s'épanche au gré du vent. » « Sa douce chevelure s'épanche comme un flot de lumière immobile. »
fig.: donner libre cours à un sentiment, le confier en toute liberté et sincérité. Épancher son cœur, sa joie. « Un cœur où je pourrais épancher mes douleurs quand elles surabondent. » « L'indignation et la douleur trop longtemps contenues s'épanchèrent. »
épancher sa bile, son fiel = donner libre cours à son amertume, à son indignation. « Il y a des jours où je brûle d'être journaliste, pour épancher ma bile. » « Il dut se borner à épancher son fiel en un soliloque navré et imprécis. »
se confier, s'exprimer en toute liberté et sincérité. S'épancher dans le sein de qqn, besoin de s'épancher. « Il avait besoin de s'épancher, de trouver quelqu'un à qui tout dire. » « Il s'épanche volontiers en confidences, en rires ou en pleurs. »
p. ext.: se répandre abondamment. « L'amour est inépuisable; il vit et renaît de lui-même, et plus il s'épanche, plus il surabonde. »

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