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Dictionnaire du français littéraire - mots rares et difficiles

Les plus beaux mots de la langue française

« Ma patrie, c'est la langue française »  — Albert Camus.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

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chape-chute



bonne aubaine pour une personne suite à la mésaventure d'une autre. « On parle ici de la mort du pape ; si elle arrive, ce sera une bonne chape-chute pour son successeur. »
chercher chape-chute : chercher occasion de profiter de la négligence ou du malheur de quelqu'un. « Je m'imagine que c'est quelque chercheur de chape-chute. »

chape-chuter : faire un léger bruit. « J’entendis chape-chuter tout bas derrière une grosse cépée. »

béguinage

béguinage



communauté de béguines (religieuses n'ayant pas prononcé de voeux perpétuels). Le béguinage de Bruges. « De par sa vocation, le béguinage est un endroit très calme, propice au recueillement. »
fam. et péj.: dévotion outrée et affectée. « Elle donne dans le béguinage »
péj.: béguine = bigote.

mélopée



chant monotone et triste. « Ils chantent une mélopée cadencée, un chant de gouffre, un chant de bagne. » « À la tombée du jour, les oiseaux chantent leur mélopée. »

cauteleux



qui manifeste une prudence mêlée de ruse. Un regard cauteleux. « Il n'est pas franc, c'est un monsieur cauteleux, toujours entre le zist et le zest ».
p. ext. [en parlant d'oeuvres d'art] qui n'est pas franc, qui cache son jeu. « Quelle différence entre ces tableaux cauteleux et truqués et les œuvres droites et saines des anciens ! »

se goberger



se moquer, se gausser (de). « Il se gobergeait de ces gens-là. »
prendre ses aises, se divertir. « Nous pourrions nous amuser, danser, rire et nous goberger de toutes les façons. »
s'empiffrer, bâfrer. « Des fêtards se gobergeaient d'oursins, sur le trottoir, avec un verre de blanc. » « Cependant les boches se gobergeaient en France, mangeaient notre cuisine, prenaient du ventre, buvaient nos vins. »
nourrir, entretenir (qqn) à sa table. « Il ne foutrait rien, et c'est moi qui le gobergerais! »

matriciel



qui a rapport à la matrice et, par extension, qui a une valeur initialement nourrissante, formatrice et protectrice. « L'eau du lac, obscure, mystérieuse, matricielle. »
(anat.) qui a une fonction génératrice. « Les cellules tumorales perdent les caractères morphologiques de leurs cellules matricielles. »

cagnard



indolent, nonchalant (=cossard, flemmard). Mener une vie cagnarde. « Un vrai cagnard sans grande hardiesse à vivre. »
emplacement ensoleillé à l'abri du vent. « J'allais faire la sieste dans un cagnard ensoleillé, entre les racines d'un pin ou au creux d'un rocher. »
faire du cagnard = se reposer au soleil. « Vous devriez aller faire un peu de cagnard dans l'opportun midi. »
p. métaph.: « Les miradores, cagnards vitrés à l'abri du vent qui tourbillonne... »

cagnarder : paresser. « Il se leva tard, après avoir cagnardé au lit. »
acagnarder : rendre oisif, paresseux.
s'acagnarder : s'installer de manière à mener une vie paresseuse. « Il s'acagnardait des après-midi dans un fauteuil. » « Soumis, toujours content quand il pouvait en pantoufles s'acagnarder au logis. »
fig.: « on s'acagnarde dans ses propres habitudes, et l'on désapprend le libre jeu de sa propre vie. Pour maintenir sa souplesse, il faut modifier souvent son milieu. »

madrigal



chez les poètes mondains du 17ème siècle, pièce de poésie consistant en une pensée exprimée avec finesse en quelques vers de forme libre et prenant souvent, à l'égard d'une femme, la tournure d'un compliment galant. « Je connais tous les tons de la gamme du rose, mais le rose qui monte à votre front nacré, au moindre madrigal qu'on vous force d'entendre, de la fraîche palette est le ton le plus tendre. »
compliment, propos galant adressé à une femme.

myoclonie



[du grec myo, muscle, et klonos, agitation] contraction musculaire rapide, involontaire, de faible amplitude, d'un ou plusieurs muscles. Myoclonies d'endormissement ; secousses myocloniques. « Des myoclonies ont lieu lors de l'endormissement ou lors des crises d'épilepsie. ».

Germanopratin



gentilé de Saint-Germain-des-Prés. « Boris Vian le Germanopratin. »

ad nauseam



jusqu'à la nausée (locution latine). Fumer ad nauseam. « Augmentation du pouvoir d'achat, relance de la croissance, telle est la vulgate répétée ad nauseam par l’élite capitaliste. »
argumentum ad nauseam : avoir raison par forfait, à force de répétition d'une affirmation. « Une idéologie peu à peu imposée par l'usage de la propagande et de l'argumentum ad nauseam. »

radiant

radiant



qui rayonne, émet des radiations visibles. « Une matière précieuse, radiante, comme la robe blanche d'une femme dans la nuit d'un jardin. »
fig.: « ta remarque est radiante! »
qui diffuse un rayonnement, ou se propage par des radiations. Chaleur, matière radiante.

radiance : rayonnement. « L'éclair du désir, la radiance de l'extase. » « La radiance de l'horizon se rapprochait. »

contribule



membre d'une même tribu (qu'un autre). « Les marabouts allaient de douar en douar prêcher la guerre sainte à leurs contribules. »

marcescent

marcescent



[du lat. marcescere, «se flétrir, se faner»]
qui se flétrit sur la plante sans s'en détacher. Arbre à feuilles marcescentes. « Les chênes, les châtaigniers, les charmes et les hêtres sont des arbres à feuillage marcescent, car ils conservent leurs feuilles sèches une bonne partie de l’hiver. »
qui (ou dont le feuillage) se fane et se dessèche. Carotte marcescente ; chêne marcescent. « Aux fleurs marcescentes du minuscule parterre, elle laisse un pitoyant regard. »

baguenauder



passer son temps à des choses frivoles et sans importance (=muser). « En province, où l'on ne sait que baguenauder toute la journée... » « Nous ne songions qu'à nous divertir, qu'à baguenauder. »
baguenauder sur = tenir des propos légers sur des sujets sérieux. « Elle a baguenaudé sur la question si sérieuse du peuplement de l'empire. »
p. ext.: se promener sans but précis, flâner : « il bâille, cherche un but, baguenaude de Neuilly au Palais-Bourbon. »
p. métaph. [le suj. désigne les yeux, un cours d'eau] : « Ses yeux, qui baguenaudaient, faisaient tout le tour de la chambre d'Antoinette. » « À mes pieds est ma ville, que l'Yonne paresseuse et le Bouvron baguenaudant ceignent de leurs rubans. »

mirifique



fam.: qui suscite la surprise ou l'admiration (=époustouflant, extraordinaire). Réussite mirifique, projets mirifiques.
mirifiquement (fam.) : de façon mirifique. Réussir mirifiquement. « Un exemplaire des Nourritures Terrestres, mirifiquement relié. »

clabauder



pour un chien: aboyer fort ou en dehors des voies, mal à propos. « Je m'en suis allé pendant que les chiens, sur mes pas, recommençaient de clabauder. »
crier à tort et à travers. « Quand un outsider est demandé, les parieurs clabaudent, ils crient comme si on les écorchait. »
critiquer injustement une personne, médire. Clabauder sur, contre, qqc. ou qqn. « La nouvelle qui fit le plus clabauder le salon jaune, fut celle de la démission du sous-préfet. » « Le pays se vengeait en clabaudant sur le couple. »
faire savoir quelque chose de manière bruyante et peu discrète. « S'il apprend que Costals s'est marié, il clabaudera partout l'histoire de la lettre-parachute. »

moire

moire



apprêt donné à certaines étoffes par écrasement irrégulier de leur grain avec une calandre.
étoffe qui a reçu cet apprêt et qui présente une alternance d'ondulations, de zébrures mates et brillantes. « De miroitantes robes de moire paille ou rose thé. »
aspect chatoyant : « le paysage, ineffablement assoupi, avait cette moire magnifique que font sur les prairies et sur les rivières les déplacements de l'ombre et de la clarté. »
gén. au plur.: reflet ondoyant (=moirure) : « la robe du cheval fabuleux frissonnait de reflets et de moires vivantes. » « Le soleil, réverbéré sur les eaux, faisait courir le long des murs des moires chatoyantes. »

litt. [p. réf. aux Moires, divinités du Destin implacable de la myth. gr.] destin, destinée, fatalité. « Sa mort était écrite, rien ne pouvait la tirer des mains de la Moire. » « On lui prédisait un avenir radieux, mais sa Moire en a décidé autrement. »

sibyllin



des sibylles (prophétesses qui rendaient des oracles). Oracles sibyllins.
fig.: dont le sens est obscur, mystérieux, symbolique comme celui des oracles. Style, texte, terme sibyllin ; parole, littérature sibylline. « Il avait le goût des déclarations sibyllines qui impressionnaient ses élèves. »

faix



réunion d'éléments identiques (liés ensemble dans le sens de la longueur). « Faix de bois, d'herbes » (=fagot).
charge, corps pesant (=fardeau). « Plier, succomber sous le faix; colonnes qui portent un faix prodigieux. Un âne dont le faix ensanglantait le dos. »
fig.= ce qui constitue une charge, une contrainte morale qui pèse lourdement sur celui qui la subit. Faix de fatigue, de labeur, de douleurs; ployer, succomber sous le faix. Le voilà arrivé au bout du chemin, pliant sous le faix de sa vie. Plier, être courbé sous le faix des ans.

capricant

capricant



qui fait des bonds analogues à ceux de la chèvre.
littér. [en parlant d'une pers., de son allure, de ses gestes] : qui procède par bonds irréguliers, par saccades. « On entendait les longs doigts de Valdo battre une charge capricante sur le panneau de la porte. » « Elle s'en vient à nous, capricante, menue, les yeux luisants comme deux gouttes de café. »
p. anal. : pouls capricant.
p. métaph., litt.: fantasque, capricieux, désordonné. Humeur capricante. « Les papotages capricants et giratoires d'une préface absolument inutile. »

concetti



traits d'esprit trop recherchés. « Sacrifiant au goût dominant de son siècle, il s’est trop souvent livré à des concetti, à des comparaisons outrées, qui nuisent à la vraisemblance, ou plutôt à la nature même de la situation. »

agacinant



qui agace de manière répétée : « Séduisante, agacinante, elle avait des manières mignardes, précieuses, niaisottes; elle jouait la fillette... »

exutoire



moyen de se débarrasser de quelque chose, dérivatif.

quinaud



honteux, confus, penaud. Laisser, rendre quinaud; demeurer, être quinaud. « Si l'on manque son coup, on est désarmé et l'on reste quinaud. »

marie-louise

marie-louise



bordure servant à mettre en valeur une oeuvre encadrée, une affiche. « Une simple marie-louise de quelques centimètres eût suffi pour mettre l'oeuvre en valeur. »
jeune recrue, appelée à servir par anticipation. « Pour défendre son sol envahi, la France épuisée donne ses derniers enfants, de pauvres paysans très jeunes. On les appelait des Marie-Louises. »

numerus clausus



quota discriminatoire. Ex: Vichy instaura pour les étudiants juifs un numerus clausus.

cinabre

cinabre



sulfure de mercure de couleur rouge (sang), utilisé pour la fabrication du vermillon.
p. méton: couleur rouge vermillon.
cinabrin = de la couleur du cinabre. « Ses lèvres sont cinabrines. » [couleur]

émerillon

émerillon



petit rapace diurne du genre des faucons, que l'on dressait autrefois pour la chasse. « Les faucons et les émérillons s'ennuient sur le poing des écuyers. »
p. comp.: « figure violente de santé, cheveux noirs, œil d'émérillon... »
s'émerilloner, émerillonné : prendre une humeur gaie, un éclat plus vif (comme l'œil perçant de l'émerillon). « De grands yeux bruns encore un peu timides, qui ne demandent qu'à s'émérillonner. » « Il devient galant, égrillard; son œil s'émerillonne.

faséyer

faséyer



onduler, battre au vent sans être gonflé par lui (=barbeyer). « Les voiles pendantes s'émurent, faseyèrent, se gonflèrent. » « Partout les voiles faseyaient, aux îles de la Manche elles barbeyaient. »

drupe

drupe



fruit à noyau (cerise, abricot, pêche, olive, etc). « La prune est une drupe à peau fine et lisse, généralement recouverte de pruine. »

jackalope

jackalope



animal imaginaire du folklore américain, mélange entre un lièvre (jackrabbit) et une antilope (antelope), et représenté comme un lièvre avec des bois. Le jackalope se caractérise par sa capacité à imiter la voix humaine.
Le papillomavirus, qui provoque sur la tête du lapin des tumeurs en forme de cornes, est l'origine probable de cette légende.

omineux



lourd de présages funestes; de mauvais augure. « Séducteur, il fascine sa proie par un mutisme omineux. »

osmazôme



substance azotée sapide, d'un brun rougeâtre, contenue principalement dans la viande rouge et la viande noire. « C'est l'osmazôme qui, en se caramélisant, forme le roux des viandes; c'est par lui que se forme le rissolé des rôtis; enfin, c'est de lui que sort le fumet de la venaison et du gibier. »
p. métaph. « Le poème en prose représentait, pour Des Esseintes, le suc concret, l'osmazôme de la littérature, l'huile essentielle de l'art. »

apologétique



qui contient une apologie; qui tient de l'apologie (= éloge). Lettre, ouvrage, œuvre, note, manuscrit, point de vue, littérature, méthode apologétique. « La publicité, de par sa nature apologétique, rend souvent les produits plus beaux qu'ils ne sont. »
branche de la théologie chrétienne visant à fournir une justification rationnelle aux prétentions de véracité de la foi chrétienne. Apologétique positive, constructive, subjective, pascalienne. Livre, cours, thèse, recherches d'apologétique. « Les Pensées de Pascal : d'un projet apologétique à un texte poétique. »
démonstration de la légitimité d'une position, d'une cause, d'un postulat. Texte, discours apologétique.
p. méton.: écrit apologétique (= éloge). « Heure par heure, les journaux versaient dans la rue des apologétiques ou des diffamations. »

Sublime Porte

Sublime Porte



surnom de l'Empire ottoman, d'après la porte monumentale du grand vizirat de Constantinople. « En 1802 est signé un traité de paix définitif entre la république française et la Sublime Porte ottomane. »

Chimène



« avec les yeux de Chimène » : porter sur quelqu'un un regard amoureux, avoir une passion secrète.
dans la pièce de Corneille, le Cid, Chimène dut, malgré son amour, condamner son amant Rodrigue l'assassin de son père.

bas-bleu



péj.: femme savante, d'une pédanterie ridicule. Avoir la réputation d'un bas-bleu; pérorer comme un bas-bleu; le pédantisme d'un bas-bleu. « Un bas-bleu! d'une instruction à épouvanter, qui a tout lu! qui sait tout ! ; elle semblait probablement à ses amies un insupportable bas bleu. »
bas-bleuisme : pédanterie ridicule de femmes de lettres sans talent. « Plus il y a de talent dans une femme, moins il y a de bas-bleuisme. »

léonin

léonin



propre au lion. « Sa chevelure ressemble à une crinière léonine. »
relatif au lion. « Tout entier à sa passion léonine, l'homme de Tarascon allait droit devant lui. »
qui rappelle (physiquement ou moralement) le lion, digne d'un lion. Force, majesté, tête léonine. « Il tenait de cette race léonine, pugnace et généreuse. » « Son masque léonin s'était empâté, la crinière avait passablement blanchi. »
[p. réf. au partage du lion] où l'un des partenaires s'adjuge la meilleure part, s'octroie tous les avantages (=abusif, inéquitable, inique). Partage léonin ; association, société léonine. « La morale commune condamne sévèrement toute espèce de contrat léonin, où l'une des parties est exploitée par l'autre. »

esperluette

esperluette



logogramme "&", résultant de la ligature du e et du t par les copistes médiévaux (="perluète", "esperluète" ou "et commercial").

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