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Dictionnaire du français littéraire - mots rares et difficiles

Les plus beaux mots de la langue française

« Ma patrie, c'est la langue française »  — Albert Camus.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

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séide



qui manifeste un dévouement aveugle et fanatique (=partisan, sectateur). Mot tiré du nom propre "Zayd ibn", fils adoptif de Mahomet, qui dans la tragédie de Voltaire est un serviteur fanatique, aveuglément dévoué à son maître au point de commettre un crime. « Le séide d'un homme de pouvoir. » « Hitler et ses séides. »
adj.: « les sentinelles de la garde impériale avaient l'air séide. »
p. ext.: complice, acolyte.
séidisme : dévouement aveugle et fanatique. « Sa bravoure est le secret du séidisme qu'il inspire. »

métempsychose

métempsychose



réincarnation de l'âme après la mort dans un corps humain, animal ou végétal (=transmigration, samsara). « Pour Gérard de Nerval, qui croit à la métempsychose, le corps serait une ossature permettant à l’âme de prendre pied parmi les vivants, au sein du monde. »

ancillaire



qui se rapporte, qui a trait aux servantes (souvent péj.). « On vit se succéder chez la marquise les plus déconcertants spécimens ancillaires. » « Il n'y a qu'elle qui sache porter un vrai chignon de bonne, et des chapeaux ancillaires. »
amours ancillaires : relations galantes ayant pour objet des servantes. « ces amours ancillaires lui semblaient, par leur peu d'importance, échapper à toute espèce de reproche. »
qui manifeste un penchant pour les "amours ancillaires" : « Horace était grossier et proche par ses chansons bachiques de notre ancillaire Béranger. »

passementer

passementer



orner (un vêtement, une pièce d'ameublement) de passements, p.ext., d'une parure quelconque. « Un tablier passementé de perlures. » « Des corselets bleus tout passementés d'or. »
p. métaph.: « Le brouillard ne persista pas tard dans la matinée, le soleil commença par user inutilement contre lui quelques flèches qui le passementèrent de brillants, puis en eurent raison. »
fig.: orner, agrémenter. « Tous les jolis dictons, proverbes ou adages, dont nos paysans de Provence passementent leurs discours ».[habits]

piaculaire



antiq.: qui sert à apaiser la colère divine. Rite, sacrifice piaculaire.
expiatoire. Pleurs piaculaires « L'égalité dans la souffrance piaculaire, dans la douleur réparatrice, n'existe pas. »

erratique



qui erre, qui n'a pas de localisation fixe. Animaux, oiseaux erratiques. « Il se plaignait de sentir tous ses organes, devenus erratiques, se mouvoir sans cesse dans son corps. »
qui n'est pas constant, qui est discontinu, intermittent. « Fièvre erratique. »
instable. « C'est un être erratique et hétéroclite. »

mâtiner



en parlant d'un chien, couvrir une femelle de race supérieure ou différente.
fig.: compromettre la pureté de qqch en y apportant des éléments extérieurs (=abâtardir). « Le type anglo-saxon mâtine fortement son hérédité napoléonienne. » « Il mâtinait son discours de barbarismes. »
[emploi pronom. à sens passif] « Au Moyen Âge le latin se mâtine de germain, se transforme en dialectes romans, en langues d'oc et d'oïl, en français. » « Où la sévère Bretagne se mâtine de douceur normande... »

acmé



point culminant
paroxysme

claire-voie

claire-voie



clôture à jour formée de pièces non jointes. « Le taureau avait acculé Félicité contre une claire-voie. »
p ext.: ouvrage dont l'assemblage n'est pas serré, n'est pas continu. Les claires-voies d'une hotte, d'un wagon.
à claire-voie = à jour. Balcon, emballage, galerie, palissade, portail, porte, volet à claire-voie. « On a imaginé [pour expédier les raisins] de faire usage de caisses à claire-voie que l'on désigne sous le nom de cageots. »
semer à claire-voie : en espaçant les graines.

désinence



élément variable à la finale d'un mot, qui, ajouté au radical, sert à marquer chacune des formes verbales (dont l'ensemble constitue la conjugaison) ou nominales (dont l'ensemble constitue la déclinaison ou la flexion). Quasi-synon: terminaison.
désinence féminine: celle qui marque le genre féminin ou qui comporte un e muet.
toute finale de mot. « Les noms en "gnac", désinence commune au pays de Gascogne. »
[chez Balzac] Inflexion, nuance, forme variée. « Son caractère offrait des désinences vraiment inexplicables. »

escogriffe



fam.: homme de haute stature, généralement mince et mal bâti, dégingandé. Pléonasme : un grand escogriffe.
(quasi-)synon.: échalas. « Sur la muraille, l'ombre démesurée, effrayante et baroque de ce grand escogriffe en chemise. »

dolent



qui est dans un état de souffrance diffuse, de malaise pénible. « Épuisé, il traîne son corps dolent jusque dans la chambre. »
qui exprime la souffrance. Un air, un geste, un regard, un sourire dolent. « Elle énumérait d'une voix dolente tout ce qu'elle avait dû subir. »
qui est affecté par une souffrance morale, ressentie avec une certaine passivité (=abattu, déprimé, languissant). « Ressaisi par la routine, un peu plus triste, plus dolent, il reprendrait ses rêveries, ses lectures romantiques. »
péj.: qui se plaint continuellement ou de manière exagérée (=geignard). « Je me montre dolent, geignant, pitoyable. »
qui souffre (physiquement et/ou moralement), de manière passive ou plaintive. « Ah! la dolente humanité, toujours à se battre, à se dévorer, quand donc désarmerait-elle pour vivre enfin selon la justice et la raison? »
p. métaph. ou au fig. [appliqué à un inanimé] qui fait penser à une plainte. « Je me promenai au limbe des flots, écoutant leur bruit dolent, familier et doux à mon oreille. »
litt. "la cité dolente" = l'enfer (la cité où vit une humanité dolente). Expression tirée de la Divine Comédie de Dante. « Ils arrivent à Paris, la cité dolente, la sentine du monde. »

reptation

reptation



action de ramper. « Les serpents se déplacent par reptation. »
reptation prosternée : marche sur les mains et les genoux, les épaules plus basses que les hanches.
p anal.: « Le serpentement de la rivière devient la voracité tentaculaire, la reptation qui tout à coup s'élance pour enlacer et engloutir les montages ivres. »
fig.: « Son parcours scolaire, longue et douloureuse reptation... »

vistemboir



objet banal, mystérieux, essentiellement non identifiable et inutile (=machin, schmilblick). « Il passait tout son temps enfermé dans sa chambre, à construire des vistemboirs incompréhensibles. »

Clochemerle



village (Clochemerle-en-Beaujolais) éponyme du roman de Gabriel Chevalier (1934) où le maire fait construire un urinoir juste à côté de l'église, sous les fenêtres de la plus dévotes des paroissiennes. Indignée de voir exhibées sous ses fenêtres tant de "choses" dont elle s’était jusqu’alors préservée, celle-ci entre alors en croisade contre l’édicule public, aidée par de pieuses femmes. Au cours de cette guéguerre autour d’une pissotière se dévoilent crûment et drôlatiquement les antagonismes et les secrets d’ordinaire tenus cachés.
Un "Clochemerle" désigne aujourd'hui n’importe quel village déchiré par des querelles futiles et burlesques.
Par ext.: « Ségolène Royal et Eric Besson : un clochemerle politique. »
Dérivé: clochemerlesque.

émerillon

émerillon



petit rapace diurne du genre des faucons, que l'on dressait autrefois pour la chasse. « Les faucons et les émérillons s'ennuient sur le poing des écuyers. »
p. comp.: « figure violente de santé, cheveux noirs, œil d'émérillon... »
s'émerilloner, émerillonné : prendre une humeur gaie, un éclat plus vif (comme l'œil perçant de l'émerillon). « De grands yeux bruns encore un peu timides, qui ne demandent qu'à s'émérillonner. » « Il devient galant, égrillard; son œil s'émerillonne.

solécisme



faute contre la syntaxe au regard de la grammaire ou de l'usage jugé correct à une époque donnée. Solécisme grossier. « Le thème de concours de Charles est très bien, mais il a malheureusement fait deux solécismes. »
barbarisme.
p. ext.: faute contre la règle, la norme, dans quelque domaine que ce soit. « De légers solécismes de goût qui dénoncent chez le pauvre grand artiste les lacunes de l'éducation première. »

goguette



être en goguette(s)= être de bonne humeur, sous l'effet du vin et de la bonne chère. « Avec son chapeau haute forme, au milieu de toutes ces filles en cheveux, il a l'air d'un petit notaire de province en goguette. »
société chantante, à Paris, au xixe siècle, se produisant dans un cabaret. P. méton.: le cabaret lui-même.

(vent) coulis



vent qui se glisse par des interstices, par des ouvertures mal jointes. « Je m'arrêtai avec extase à renifler l'odeur d'un vent coulis qui passait par la porte. »
p. métaph. [en parlant du souffle de la bouche] : « de petits vents coulis fusaient à travers ses lèvres mal jointes, elle bâillait sous son sourire »
courant d'air. « Il me semblait être touché, frôlé par des coulis d'air glacé. »
p. ext. [en parlant d'autres éléments, terre, lumière] glissement ou coulée. « C'étaient des petits bruits pas à l'ordinaire : des coulis de terre, des choses molles qui passaient dans la tranchée comme du vent. » « Au centre du tableau, un coulis de lumière fait surgir les visages de l'obscurité. »

fesse-mathieu



personne qui prête sur gage (=usurier). « Ce n'est qu'un fesse-mathieu. »
p. ext.: personne avare (=ladre). « Ces abominables fesse-mathieux, possesseurs de fortunes énormes, qui vivent comme des grippe-sous. »

flamberge

flamberge



longue épée à lame fine, ayant une garde à coquille ajourée, un long pommeau et des quillons souvent retournés en spirale, généralement utilisée pour les duels.
mettre flamberge au vent = tirer l'épée, dégainer. « Il mit, avec la promptitude de l'éclair, flamberge au vent et tomba en garde. »
fig.: montrer une ardeur combative, partir en guerre. « Le professeur avait tiré flamberge au vent et lui avait dit qu'elle ne savait pas la valeur de l'argent. »

granularité



mesure de la finesse d'un système, par l'isolement de son plus petit objet. Quand on arrive au niveau de granularité d'un système, on ne peut plus découper l'information. Par exemple dans une population, la granularité est l'individu. En physique la granularité a longtemps été l'atome.

bougnat



tenancier d'un débit de boissons, d'un café. « Nous nous retrouvâmes tous chez un bougnat de la rue Dupeyron. »
le café lui-même. « Nous avons bu un jus avec le cocher dans un bougnat. »

arénacé

arénacé



qui est de la nature ou qui a l'aspect du sable : « la couche arénacée qui constitue le rivage est un mélange de sable calcaire et de sable volcanique. »
littér.: couvert de sable : « les bleuâtres vagues des golfes arénacés. »

phylactère

phylactère



(du grec phulactérion, amulette) morceau de parchemin portant un passage de l'"écriture", ou une petite boîte cubique enfermant des bandes de parchemin ou de vélin sur lesquelles sont inscrits des versets de la Bible, que les Juifs s'attachent au bras gauche (lié au coeur) et sur le front (lié à l'esprit), pendant la prière du matin.
dans l'art chrétien médiéval, moyen graphique semblable à une petite banderole, sur laquelle se déploient les paroles prononcées par le personnage que l'on représente.
p. ext.: syn. de bulle dans une bande dessinée. « Un phylactère typique de la bande dessinée, de forme ovale avec une pointe. »

bedeau

bedeau



employé laïque d'une église, chargé de l'ordre et du service matériel (= sacristain, marguillier). « Le bedeau balaye l’église, sonne l’angélus, guide les fidèles, ouvre le passage aux ecclésiastiques... »

jaculatoire

jaculatoire



[du lat. jaculum, "flèche", "javelot"]
qui se caractérise par un jaillissement ardent. « L'amour est trop exclusif, trop impérieux, trop jaculatoire. » « La joie pascalienne me paraît plus jaculatoire que contenue : il ne m'apparaît pas ami du silence. »
(relig.) en parlant d'une prière : qui exprime, de façon généralement concise, un vif élan de ferveur vers Dieu. « Les courtes prières effectuées au cours de la journée s'appellent des oraisons jaculatoires : "Seigneur, miséricorde!", "Seigneur, que votre volonté soit faite !", etc. »
p. ext., littér.: enthousiaste, exalté, lyrique. « Quand je rouvre aujourd'hui mes Cahiers d'André Walter, leur ton jaculatoire m'exaspère. »

jaculation
élan d'enthousiasme, de ferveur; effusion exaltée. « Les invités s'exclamèrent en jaculations admiratives. » « Il était projeté par l'une de ces impulsions qu'on ne peut traduire, par une de ces jaculations où il semble que le cœur enfle et va s'ouvrir. »

burgau

burgau



coquillage univalve nacré. « L'estran onirique, étincelant de burgaux, de coraux, de cauris. »
nacre de ce coquillage. « Boîtes de burgau incrustées d'étoiles d'or. » « Des laques incrustés de burgau. »

burgauté
incrusté de nacre. Ébène burgauté, plateaux burgautés.
qui ressemble à la nacre du burgau. Nacre burgautée. « Une lumière mate, que tout absorbe, sauf les plateaux de nacre burgautée, qui la renvoient en jouant. »

raboteux



dont la surface présente au contact des inégalités, des aspérités (=inégal, râpeux, rêche, rugueux). « Le chèvre-feuille rampant embrasse de ses guirlandes de fleurs le tronc rond et raboteux du chêne. »
caillouteux, inégal, rocailleux. Pavé, chemin raboteux.
qui manque d'aménité (=fruste, revêche, rude). Manières raboteuses. « Un esprit abrupt et un peu rustique, raboteux pour ainsi dire. »
[écrit, discours] heurté, inégal. Style raboteux. « La conduite du discours était malhabile et raboteuse. »

aussière

aussière



gros cordage servant à l'amarrage des navires et aux manœuvres de force. « On accumula près des drosses, sur le passavant, tout ce qu'il y avait d'aussières et de grelins de rechange pour raffermir au besoin la mâture. »

panne



mettre, rester, se tenir en panne; prendre la panne : équilibrer l'effet du vent dans la voilure en disposant celle-ci de façon à immobiliser le bateau ou à ne le soumettre qu'à l'effet de dérive, sans que les voiles soient amenées ou fasèyent. « Quand le bateau que l'on croise porte pavillon tricolore, on se salue, on se crie les nouvelles, et quelquefois on se met en panne pour se faire une visite »
étoffe (de laine, soie, coton) travaillée comme le velours, dont le poil plus long et moins serré est couché, et qui sert dans la confection de vêtements ou dans l'ameublement. « Un rideau de panne rose. Un salon aux banquettes de panne grise et aux rideaux de guipure. »
tissu à poils ras couchés, brillants, utilisé pour la confection de vêtements. « Culotte, robe de panne. Un beau manteau doublé de panne sur l'épaule. »
graisse épaisse sous la peau du porc, dont on fait le saindoux.
fam.: graisse apparente chez un être humain. « Ce grand et gros corps de quinquagénaire, tout en panne et en lymphe... »
bande de nuages au-dessus de l'horizon. « L'espace s'était dégagé de ses nuées; il n'y traînait plus que de grandes pannes blanches et molles, entre lesquelles s'approfondissaient des trous sombres, piquetés d'étoiles. La grande panne de nuages condensée à l'horizon... »
p. anal.: panne de brume : « de grandes pannes de brouillard, immobiles, vagues, sans contours, pesaient sur l'horizon qui était noir »
partie amincie du marteau, opposée à la tête. « Marteau à panne droite, sphérique, fendue... »

merlin

merlin



hache à gros tranchant unique servant à fendre le bois.
marteau à long manche servant à assommer les bovins. « Des boeufs tombant sous le poids du merlin. »

déperlant

déperlant



caractéristique d'une surface, en particulier un tissu, sur laquelle l'eau glisse sans pénétrer. « Un canapé à l'épreuve de l'humidité, grâce à des tissus déperlants. »

ruche

ruche



bande d'étoffe plissée ou froncée qui sert à accompagner et décorer une pièce de vêtement.
p. méton., les plissés ainsi formés (=ruché). Bonnet, chapeau, col à ruches; ruches de dentelle, de mousseline, de tulle. « Elle est habillée d'une robe de satin blanc, avec au bas cinq ou six rangs de petites ruches qui font un remous de luisants et de reflets de soierie à ses pieds. »

ruché : qui est plissé ou froncé en ruche. Soie ruchée. « Un chapeau orné de deux rangs de tulle ruché. »
qui est garni d'une ruche. Bonnet, corsage ruché; chemise ruchée.
p. anal. [en parlant de la végétation] froncé, plissé. « Il vient de traverser la Promenade, paré d'une algue ruchée qu'il a épinglée autour de son cou. »
fig., péj. [en parlant du style d'un auteur, d'un compositeur, etc.] ampoulé, apprêté, orné. « On peut rencontrer encore sous sa plume quelques traces de ce style affouillé, ruché, qui faisait fureur vers 1750. »

brande

brande



bruyère des terrains incultes. Feu de brandes ; clôture en brande. « De l'épaisseur des fougères s'élevèrent les cabanes de brande où les Landais, en octobre, chassent les palombes. »
p. méton.: terre où croissent ces arbustes. « Chasser dans les brandes. »

sémiologie



partie de la médecine qui étudie les symptômes et les signes cliniques (= symptomatologie, sémiotique).
étude des systèmes de signes (intentionnels ou non) et de communication (ex: langues, code de la route, signaux maritimes, etc.).
sémiologie littéraire, de l'art, du cinéma, de la peinture, etc. = étude des faits littéraires, artistiques, etc. envisagés comme systèmes de signes. « Aucune sémiologie du son, de la couleur, de l'image ne se formulera en sons, en couleurs, en images. Toute sémiologie d'un système non-linguistique doit emprunter le truchement de la langue. »

amict

amict



linge blanc de forme rectangulaire que le prêtre place sur ses épaules avant de revêtir l'aube, comme bouclier symbolique contre le mal. « Il s'avança vers l'autel vêtu de l'amict, de l'aube, de l'étole et du manipule, la chasuble pliée sur le bras gauche. »

réplétion



état d'un organe ou d'une cavité anatomique qui est plein. Réplétion de la vessie. État de réplétion.
p. anal.: « on apprécie le degré de réplétion d'un récipient opaque en en frappant les parois avec le plat de la main. »
surcharge d'aliments dans l'appareil digestif d'un organisme humain; p. ext., la sensation qu'elle procure. « Je mange trop. La réplétion me répugne. Il y a dans la réplétion quelque chose d'ignoble et, quand il s'agit de moi, ce m'est particulièrement insupportable. »
fig.: plénitude, occupation totale d'un espace abstrait. « Une plénitude de recueillement, une réplétion de silence telle que la vie même semblait interrompue. »
pléthore, surabondance de qqch. « Abhorrant le manque, il exigeait une continuelle réplétion. »

alpaguer



[de alpaga, manteau] arg.: arrêter, appréhender. « Il s'est fait alpaguer par les flics. » « Tôt ou tard, il finira par se faire alpaguer. »
arg.: alpagueur : pers. qui en arrête une autre. P. ext.: policier.

sardanapale



personnage riche qui mène une vie de débauche, dissolue. « Ce lâche sardanapale qui finirait par mettre le royaume à l'encan pour satisfaire ses sales voluptés. »
(festin) de Sardanapale. Orgie. « Ce fut un dîner de Sardanapale. »
sardanapalisme : vie luxueuse et débauchée. « Pousser le sardanapalisme jusqu'à l'insanité. »
sardanapalesque: luxueux, débauché. Vie, dîner sardanapalesque.

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