Dictionnaire du français difficile - mots rares et recherchés

« La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses. » — Platon.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr.

lapinisme

péj.: fécondité excessive comparable à celle du lapin. « Une région enclavée, enlisée dans la misère et le lapinisme. »

sororal

relatif à la/aux sœur(s). L'affection, la jalousie sororale. « La figure sororale est parfois présentée comme un substitut maternel. »
p. anal.: qui évoque une sœur par sa douceur affectueuse, compréhensive. « Toi, sororale, toi sûre amante au grand cœur dévoilé... »
p. anal.: « de délicieuses, de bonnes, de sororales pantoufles que je ne quitterai que le soir. »
sororalement : à la manière d'une/des sœur(s). « Il y avait deux alcôves, l'une pour les deux filles, qui couchaient sororalement ensemble; l'autre, pour le père et la mère. »

bedeau

bedeauemployé laïque d'une église, chargé de l'ordre et du service matériel (= sacristain, marguillier). « Le bedeau balaye l’église, sonne l’angélus, guide les fidèles, ouvre le passage aux ecclésiastiques... »

cavillation

argument ou raisonnement subtil et spécieux. « Il y a beaucoup de cavillation dans ce raisonnement. » « En guise de réponse, une cavillation littéraire peu convaincante. »

eurythmie

combinaison harmonieuse de lignes, de sons, de proportions. « Le merveilleux type de beauté et d'eurythmie qu'est notre cathédrale française. » « L'harmonie, le balancement des lignes, l'eurythmie dans les mouvements apparaissent au rêveur comme des nécessités. »
p. ext.: harmonie d'une réalité naturelle. Eurythmie universelle. « L'eurythmie mystérieuse des mondes. »
méd.: régularité dans les battements du cœur.
fig.: équilibre, harmonie des facultés, des passions. « Une vie disposée selon les règles d'une belle eurythmie. »

eurythmique
relatif à l'eurythmie. Préoccupations eurythmiques.
qui a de l'eurythmie. « Un être vaste, immense, compliqué mais eurythmique. »

vernaculaire

propre à un pays, à ses habitants (=indigène, autochtone, domestique). Ex: coutumes vernaculaires ; constructions vernaculaires.
langue vernaculaire (p. oppos. à langue véhiculaire) = langue communément parlée dans les limites d'une communauté.
(sc. nat.) nom vernaculaire = nom vulgaire d'animal ou de végétal (par opposition aux noms scientifiques).

transfuge

pers. qui, en temps de guerre, d'hostilités, abandonne son armée, son pays pour passer à l'ennemi (=déserteur, traître).
pers. qui fuit qqch. « Transfuge de la justice chrétienne. »
pers. qui quitte un parti pour passer dans le parti adverse, qui renie, trahit un groupe, une cause (=dissident, traître). Transfuge du KGB. « L'armée politique du premier consul était composée de transfuges des deux partis. »
pers. qui change de milieu, de situation. Transfuge de la psychanalyse orthodoxe, du roman, du surréalisme ; transfuge du mal. « Ce curé appelait au catéchisme les transfuges de la laïcité. »
pers. qui change de pays, de lieu. « à Brest, ils furent saisis, glacés, eux, les pauvres transfuges d'un pays de soleil, par ce changement absolu de climat. »
litt. [à propos d'animaux, de plantes] « Un rossignol, transfuge du bocage, des arbres de la mort habite les rameaux, et de ses chants d'amour console les tombeaux. »

gloriette

gloriette petite maison indépendante (=maisonnette, pavillon).
p. ext.: construction légère sur laquelle on fait grimper des plantes, utilisée comme abri de jardin (=tonnelle). « Des maisons avec leurs treilles, leurs gloriettes enguirlandées de clématite. »

hanoucca

hanouccafête juive, aussi connue sous le nom de fête des Lumières, célébrée pendant 8 jours à partir du 25 du mois hébraïque de Kislev (novembre-décembre).
Elle marque la victoire des Maccabées (soldats juifs) contre l'oppression de la dynastie grecque des Séleucides, et est associée au « miracle de la fiole d'huile », permettant aux prêtres du Temple de faire brûler la menorah pendant huit jours avec une quantité d'huile à peine suffisante pour une journée.

passementerie

passementerie ensemble des ouvrages de fil (généralement d'or ou de soie) servant à orner les vêtements, en particulier les équipements militaires et les vêtements sacerdotaux, certaines pièces de mobilier et autrefois les voitures de chemin de fer.
Passementerie de coton, de laine, de fils d'argent. « Le second Empire marque le triomphe du "goût tapissier" : il en résulte une profusion de passementerie. » « L'étoffe somptueuse des rideaux, garnie d'une passementerie digne du corsage d'une princesse portugaise. »
p. métaph.: « La grise journée filait sa passementerie de nacre. »

ontologie

[du gr. ôn, "être", et logos, "discours" → science de l’être]
philos.: partie de la métaphysique qui étudie les propriétés essentielles de l'être, telles l'existence, le devenir, etc. « L'ontologie, la question de l’être, est au coeur de la démarche heideggerienne. » « Le dualisme de Descartes est une thèse ontologique qui définit l'être comme la coexistence du corps et de l'esprit. »

ontologique
qui se rapporte à l'essence des choses. « Les fondements ontologiques de la crise. »
p ext: qui appartient à l'être et non au paraître.

L'argument ontologique, défendu par Descartes, est une manière de prouver l'existence de Dieu :
1. Dieu est un être parfait.
2. Une perfection qui ne comprendrait pas l'existence ne serait évidemment pas complète.
3. Donc Dieu existe.

sabord

sabord ouverture quadrangulaire dans la coque d'un navire pour laisser un passage à la bouche des canons.
p méton.: « Les sabords du vaisseau mugissaient. »
p. métaph.: « Les petites fenêtres des maisons ouvrent, sur la campagne des milliers de sabords. » « Les théâtres, les night clubs, les restaurants font feu de tous leurs sabords. »
sabord de nage = ouverture pratiquée pour laisser passer les avirons. « Les sabords s'ouvrirent pour laisser passer les longs avirons de galère. »
arg.: oeil. Coup de sabord = coup d'œil. « Son goût se devinait aux coups de sabords qu'il lançait quand passait un beau môme. » Jeter un coup de sabord = vérifier l'ouvrage.

déférence

respect. « Ils lui tendirent la main avec la déférence due à un homme de cet âge. »

camériste

camériste dame d'honneur d'une personne de haut rang ou suivante à la cour.
p. ext. fam.: femme de chambre d'une personne d'un certain rang social. « Elle congédia ses caméristes d'un geste de princesse à valetaille, non de maîtresse de maison à domestique. »

réifier

transformer en chose (=chosifier). « Le sexisme contribue à réifier la femme. » « Le xénophobe tend à réifier l'autre, à refuser de le considérer comme un semblable parce que ses croyances ou sa culture diffèrent. »

réification « La légalisation du clonage thérapeutique conduit à une réification de l'embryon humain. »

canitie

canitieblanchiment des cheveux et des poils, d'origine naturelle ou pathologique. « La canitie se produit lorsque les mélanocytes cessent de secréter de la mélanine. »

substrat

base, support, socle. fondement, : « Le substrat économique d'un développement culturel. » « La vase, substrat de la végétation lacustre. » « Le parler gaulois a disparu mais reste un substrat lexical commun aux langues romanes. »
réalité profonde d'un être. « Il n'est pas mauvais que je vive en contact avec des étrangers, car c'est à ces moments-là que je prends conscience de mon substrat français. »

marâtre

femme du père, par rapport aux enfants nés d'un précédent mariage. « Les parents d’une seconde union étaient traditionnellement appelés "parâtre" et "marâtre". Ces termes qui portaient des charges négatives sociologiquement ont été remplacés par "beau-père" et "belle-mère". »
péj.: femme qui maltraite les enfants que son mari a eus d'un mariage précédent. « La marâtre jalouse dit qu'on caresse trop ces étrangers aux dépens de ses propres fils. »
p. ext.: mère cruelle qui maltraite ses enfants. « La bonne mère devint une marâtre, elle morigéna ce pauvre enfant, elle le tracassa. »
p. anal.: désigne une pers., une collectivité ou une force naturelle, qui ne remplit pas la mission de protection qu'on lui prête et qui se montre cruelle et injuste. « Notre république traite en marâtre le professorat et lui pleure les vivres. »
adj. fém.: qui agit en marâtre, qui est cruelle et injuste. « Partout chez les femmes sous un émail de candeur, un argile vil et grossier : jeune, des maîtresses décevantes, infidèles, sordides; vieux, des épouses adultères et marâtres. »
p. anal.: fortune, société marâtre. « Moi, jeté au dernier rang par une providence marâtre, moi à qui elle a donné un coeur noble et pas mille francs de rente, c'est-à-dire pas de pain. »

Parâtre
mari de la mère, par rapport aux enfants qu'elle a eus d'un premier mariage.
père méchant
beau-père.

incunable

incunable livre qui date des premiers temps de l'imprimerie (avant 1500). Édition, ouvrage incunable. Collection d'incunables.
p. ext. (lithographie, photographie, copie de film) rare ou datant des premières réalisations de cette technique. Lithographie incunable. « Les "incunables", les copies rares, c'est-à-dire des films qu'on n'a pas vus depuis très longtemps ou que parfois on n'a jamais vus. »

lé

lé largeur d'une étoffe entre ses deux lisières.
bande de tissu dans toute sa largeur. Lé de calicot, de dentelle, de soie. « Du haut en bas des avant-scènes, à droite et à gauche, tombaient d'immenses lés de toile grise, pour protéger les tentures. »
largeur d'une bande de papier peint. « Pour agrémenter une pièce aux murs unis, quelques lés de papier peint bien répartis pourront mettre en valeur certains meubles, objets ou volumes. »

chemin de halage. « Deux hommes marchent sur le lé, ils portent des canotiers et parlent tranquillement... »
p. anal.: bande de terrain étroite. « Un jardin naïf s'entr'ouvre, étroit lé de sol ébloui de ciel et de végétations tendres. »

fesse-mathieu

personne qui prête sur gage (=usurier). « Ce n'est qu'un fesse-mathieu. »
p. ext.: personne avare (=ladre). « Ces abominables fesse-mathieux, possesseurs de fortunes énormes, qui vivent comme des grippe-sous. »

escarpe

escarpe talus intérieur d'un fossé de fortification, qui fait face à la contrescarpe. « Je descendis dans le fossé, je grimpai contre le mur d'escarpe en me cramponnant aux pierres. »
en escarpe(s). « Nous redescendons vers Saint-Jean par une des ruelles en escarpes, rapides et sombres, du vieux Fourvière. »

éristique

relatif à la controverse. Dialogue, écrit éristique. « Euclide de Mégare fonde une école éristique qui dégénère bientôt en une école de scepticisme. » « Notre conversation un peu éristique me laissa pensif, allait-elle passer du côté des opposants ? »
philosophe appartenant à l'école de Mégare. « Les disciples d'Euclide de Mégare reçurent successivement les noms de "mégariques", "éristiques" et "dialecticiens". »
art de la controverse philosophique, des raisonnements sophistiqués, voire spécieux. Dialectique éristique ; humeur éristique. « L'Art d'avoir toujours raison est une œuvre d'Arthur Schopenhauer qui traite de l'art de la controverse ou dialectique éristique ».

ratiociner

vieilli: faire des raisonnements; user de sa raison (=raisonner). « Il serait à propos de ratiociner quelque peu sur ce que nous allons faire pour nous sortir de là. »
péj.: raisonner de façon subtile et trop abstraite; se perdre en considérations interminables; ergoter sur des détails. « On ratiocine avec aigreur des heures durant. »

sardanapale

personnage riche qui mène une vie de débauche, dissolue. « Ce lâche sardanapale qui finirait par mettre le royaume à l'encan pour satisfaire ses sales voluptés. »
(festin) de Sardanapale. Orgie. « Ce fut un dîner de Sardanapale. »
sardanapalisme : vie luxueuse et débauchée. « Pousser le sardanapalisme jusqu'à l'insanité. »
sardanapalesque: luxueux, débauché. Vie, dîner sardanapalesque.

grenaille

grenaille graine utilisée pour nourrir la volaille et pour les semences. Semer des grenailles. Halle aux grains et grenailles. « Je ne connais que la terre que je retourne, et, dans mon tablier noué, le ruissellement sur mes doigts de la grenaille des semences. »
matière (le plus souvent métal) réduite en petits grains. Grenaille de fer, de liège; plomb en grenailles; lester un objet avec de la grenaille. « L'arme, avec une poire à poudre, de la grenaille et des capsules dans une boîte en fer-blanc. »

vol à l’américaine

escroquerie consistant à se faire remettre une somme importante d'argent en échange d’objets sans valeur laissés en gage.

écholalie

répétition systématique de paroles entendues. « L'écholalie, naturelle chez le jeune enfant, relève généralement chez l'adulte d'un trouble autistique. » « Affligé d'une énervante écholalie. »

cauteleux

qui manifeste une prudence mêlée de ruse. Un regard cauteleux. « Il n'est pas franc, c'est un monsieur cauteleux, toujours entre le zist et le zest ».
p. ext. [en parlant d'oeuvres d'art] qui n'est pas franc, qui cache son jeu. « Quelle différence entre ces tableaux cauteleux et truqués et les œuvres droites et saines des anciens ! »

moire

moire apprêt donné à certaines étoffes par écrasement irrégulier de leur grain avec une calandre.
étoffe qui a reçu cet apprêt et qui présente une alternance d'ondulations, de zébrures mates et brillantes. « De miroitantes robes de moire paille ou rose thé. »
aspect chatoyant : « le paysage, ineffablement assoupi, avait cette moire magnifique que font sur les prairies et sur les rivières les déplacements de l'ombre et de la clarté. »
gén. au plur.: reflet ondoyant (=moirure) : « la robe du cheval fabuleux frissonnait de reflets et de moires vivantes. » « Le soleil, réverbéré sur les eaux, faisait courir le long des murs des moires chatoyantes. »

litt. [p. réf. aux Moires, divinités du Destin implacable de la myth. gr.] destin, destinée, fatalité. « Sa mort était écrite, rien ne pouvait la tirer des mains de la Moire. » « On lui prédisait un avenir radieux, mais sa Moire en a décidé autrement. »

andouiller

andouiller ramification en forme de corne qui pousse sur le bois du cerf, du chevreuil et du daim et dont le nombre, s'accroissant généralement d'une unité chaque été à la repousse des bois, permet d'établir l'âge de l'animal (=cors). Premier, second andouiller; coup d'andouiller. « Les hommes formaient un cercle autour du cerf, mais sans oser en venir à portée de ses andouillers menaçants. Le cerf, qui était noir et monstrueux de taille, portait seize andouillers avec une barbe blanche. »
p. méton.: le bois et ses ramifications : « la salle à manger avec ses gravures anciennes et ses andouillers, ses autographes et ses lourdes argenteries. »

brigue

action de briguer une faveur, un poste, une charge : la brigue des emplois.
ensemble de manœuvres détournées employées pour triompher d'un concurrent ou pour obtenir qqch. Faire, former une (des) brigue(s).
p. méton.: « une brigue de lords en quête d'influence. »

estacade

estacade barrage fait par l'assemblage de pieux, pilotis, radeaux, chaînes.
construction à claire-voie, faite d'un assemblage de madriers disposés sur une rivière, un canal ou à l'entrée d'un port dans un but de protection (=brise-lames, jetée, digue). Construire une estacade; estacade de renfort, d'arrêt.
p. ext.: jetée à claire-voie. « L'estacade qui servait d'embarcadère. »

feston

feston guirlande de feuillage, de fleurs ou de fruits dont on décorait aux jours de fête les façades des maisons. « Les rues étaient décorées de festons. »
ornement sculpté, peint ou brodé en forme de guirlande.
p. anal.: « Le feston des cimes enneigées. » « Les festons de la baie. »
p. métaph.: « les triolets déroulent maintenant leurs festons délicats. »
en festons = suivant une ligne formée d'arcs accolés. « Des barques dont les voiles sont nouées en festons. »
festonné = orné de festons. « Un autel festonné. » « Le col festonné d'un corsage. » « Rivage festonné d'écume. »

berme

berme petit espace ménagé entre le pied d'un rempart et un fossé, pour éviter les éboulements ou servir de retraite. « Le fort est entouré d'un fossé, considérablement rétréci par une sorte de berme accolée à l'escarpe. »
chemin, passage entre une levée et un canal, un fossé, le long d'une route. « Au bord du chemin, sur la berme pleine de pâquerettes et de grillons. »

galimatias

discours confus qui semble dire quelque chose mais ne signifie rien (=embrouillamini). « On pourrait résumer en quatre mots tout son galimatias. »
galimatias double : galimatias que ne comprend ni son auteur ni son destinataire.

suppôt

hist.: pers. qui en secondait une autre ou remplissait des fonctions de subalterne. Suppôt de l'Université. Suppôts de la justice.
p. anal., plais.: suppôt d'Esculape = médecin. « Un jeune suppôt d'esculape s'affairait auprès des blessés. »
péj.: celui qui assiste un autre, qui se fait le complice de ses mauvais desseins, de ses mauvaises actions. « Mithridate, roi de Pont, achetait à Rome des suppôts et créatures à la douzaine. » « Des ennemis de la République, des prêtres réfractaires, suppôts du Pape et des tyrans. »
partisan passionné d'une mauvaise cause; adepte. Suppôt de la tyrannie, du despotisme, de l'extrême droite. « On accusait Dubreuilh tantôt d'être un crypto-communiste, tantôt un suppôt de Wall Street. »
p. plaisant.: suppôt de Bacchus = Ivrogne. « Notre source étant un suppôt de Bacchus notoire, cette information est à prendre avec précaution. »
suppôt de Satan, du démon, du diable, de l'enfer = être pervers et malfaisant. « La femme, qu'ils décrivent comme un suppôt de Satan attisant le désir impur des hommes... »

émoucher

émoucherdébarrasser des mouches en les chassant. Émoucher un cheval. « Dans le dernier compartiment, quatre enfants qu'on émouche avec des éventails. » « Les oiseaux émouchent le tronc à la recherche de nourriture. » « Les vaches utilisent leur queue pour s'émoucher. »

émouchoir : instrument pour émoucher (=chasse-mouches), généralement constitué par une queue de cheval attachée à un manche. « Dans sa main, elle tient un émouchoir en crin. »

scarlatin

scarlatinde couleur écarlate. « La lumière scarlatine des tropiques se répand sur les eaux, les bois et les plaines. »
scarlatine : maladie infectieuse et épidémique, de la seconde enfance surtout, qui se manifeste par une forte fièvre et une éruption cutanée sur toute la surface du corps.

évergétisme

[du grec ancien euergetéô, "faire du bien"] fait de donner de l'argent pour le bien de la communauté (= évergésie). « Si les sociétés grecque et romaine sanctifiaient les évergètes, l'évergétisme subsiste aujourd'hui de façon moins ostentatoire. »

aberrer

s'égarer (dans la foule), s'écarter de la voie normale, dévier.
fig.: s'écarter de la vérité, de la bonne règle, se tromper. « Il serait fâcheux d'aberrer dans notre rapport au conseil. » « Vous alliez me laisser aberrer encore longtemps ? »

scrofuleux

relatif à la scrofule (infection de la peau et des muqueuses). « Ganglions scrofuleux; tumeur scrofuleuse. »
qui est atteint de scrofule. « Les eaux salées sont bonnes pour les scrofuleux. »
p. métaph.: « quelle erreur d'appeler maladie l'exercice vigoureux de nos facultés naturelles! C'est la médiocrité qui est scrofuleuse et maladive. »

sabouler

malmener sans ménagement, secouer. « Je fus saboulé sous les pattes des bêtes. » « La France, a été attaquée, saboulée à coups de bottes. »
pronom.: se colleter, se battre. « Et lui, de son côté, m'ayant attrapé par le col de ma blouse, nous nous saboulions comme à prix fait. »
fig.: bouleverser, troubler. « Il me regardait sans rien dire, un peu saboulé par cette confession. »
réprimander, tancer vivement. « Le patron va me sabouler d'importance, voilà trois heures que je devrais être en route. »
★saboulée : correction, volée de coups, réprimande. « J'en serai quitte pour une saboulée du grand Labescaur. »

veule

qui manque de force, d'énergie (physique ou morale); qui n'a aucune volonté (=amorphe, apathique, faible, mou). « Elles s'abattaient fourbues et veules sur les divans. » « Comment je l'explique, sa désertion? Mais parce que c'est le type le plus lâche, le plus veule qu'on puisse imaginer! » « Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! »

belluaire

belluaire celui qui combattait contre les bêtes fauves dans les amphithéâtres romains (=bestiaire, gladiateur), ou qui entretenait les animaux du cirque.
p. ext, litt.: dompteur de bêtes fauves dans les cirques ou plus spécialement celui qui est chargé de les soigner. « Le tigre, fouaillé par un belluaire, tâchait de lui happer son fouet et d'en avaler la mèche. »

colorature

coloratureEn musique classique, une coloratura, ou colorature (de l'allemand "Koloratur", "vocalise") est une voix virtuose apte à réaliser de périlleuses vocalises au sein d'un répertoire richement orné : trilles, arpèges, notes piquées, etc.
Depuis la disparition des castrats, les coloratures sont exclusivement des voix féminines (soprano et mezzo-soprano).
partitions de coloratures : la Reine de la Nuit, dans La Flûte enchantée de Mozart ; Rosina, dans Le Barbier de Séville de Rossini.

acrimonie

mauvaise humeur qui se manifeste par un ton, des propos acerbes et mordants : « Elles avaient l'acrimonie facile des filles, mais aussi le manque absolu de toute rancune ; Aujourd'hui, le roi est à terre, mais vous lui faites vos sanglants reproches avec la même acrimonie et le même fiel que s'il était encore sur le trône. »

prolixe

qui est trop long dans ses discours ou ses écrits (synon. bavard, verbeux). « L'inquiétude des gens prolixes quand ils s'aperçoivent qu'ils nous fatiguent. » « Je le connais ce prolixe! Chaque fois, qu'il vient m'interviewer j'en suis pour deux heures au moins! »
en parlant d'un exposé oral, d'un écrit: qui est trop long, qui comporte de nombreux développements et des digressions (=diffus, redondant). Discours prolixe. « Si le conte est fait d'une manière trop prolixe, si le conteur emploie trop de paroles et s'arrête à peindre trop de détails, l'esprit de l'auditeur s'épuise. »
trop abondant, exubérant. « Une toilette prolixe et coquette. »

prandial

prandialrelatif aux repas. Pause prandiale.
post-prandial : qui se produit après les repas. « Une sieste post-prandiale. »

théière de Russell

théière de Russellhypothétique théière en orbite autour du Soleil, décrite par le logicien Bertrand Russell. Y croire (et demander aux gens d'y croire) sous prétexte qu'il n'est pas possible de prouver sa non-existence est insensé.
Cette analogie permet à Russell de démontrer que c’est au croyant de prouver l'existence de dieu plutôt qu'au sceptique de démontrer son inexistence.
la théière de Russell est une illustration du rasoir d'Ockham, principe selon lequel l'explication la plus simple est la meilleure.
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