Dictionnaire du français difficile - mots rares et recherchés

« J'ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot » — Honoré de Balzac.

Sources : cnrtl.fr, larousse.fr, wikipedia.org, lemonde.fr, webnext.fr.

ad rem

d'une manière nette, qui convient exactement à la question et à cause de cela, sans réplique. Répondre ad rem.
emploi exclam.: indique qu'on veut arriver à la question, et renoncer en conséquence aux divagations. Ad rem! (=au fait!)
raisonnement ad rem. « Ce raisonnement parut si fort, si lumineux, si ad rem... que veux-tu, j'entraînai l'assemblée. »

laminer

laminer réduire (un métal) en barres minces, en lames, en feuilles, par une forte compression entre les deux cylindres d'un laminoir. Laminer de l'acier. « La plupart des produits métallurgiques se laminent ou peuvent être laminés à température plus ou moins élevée. » « L'acier laminé est plus résistant que le fer et n'est pas plus coûteux »
p. anal.: réduire par une forte pression l'épaisseur d'un objet, d'un matériau, ou en faire disparaître les irrégularités. Laminer du papier, du caoutchouc.
p. métaph.: « L'auto laminait sous ses larges pneus les flaques de boue, en jaillissements sales. »
fig.: soumettre à une force qui domine, étouffe; diminuer, anéantir. Laminer les salaires. « L'inflation a laminé le pouvoir d'achat. » « La captivité a dissous sa personnalité, laminé sa conscience. » « Une série d'épidémies a laminé le pays et ses habitants. »
fig.: soumettre à un examen sévère. « Mon roman n'est encore qu'une ébauche, il doit être remanié, corrigé, laminé. »

abstème

abstèmequi s'abstient de boissons alcoolisées pour des raisons médicales, religieuses ou personnelles. « Les musulmans sont abstèmes. » « Même en France, pays du bien manger et bien boire, le nombre d'abstèmes est croissant. »

laconique

qui s'exprime en peu de mots, sans détails inutiles, à la manière célèbre des anciens habitants de Laconie (synon: lapidaire, succinct). « Le père, bavard comme une pie, le fils au contraire, taciturne et laconique. » « Le sérieux laconique des nordiques. »
qui est exprimé de manière concise et sans détails. Lettre, réponse, style laconique. « Au-dessous de son nom, elle écrivit un mot : "Revenez!". Ce post-scriptum laconique valait mieux qu'une longue lettre. »

dilection

amour tendre et purement spirituel porté à qqn. « C'était son enfant préféré, son fils de dilection. »
préférence parfois secrète pour qqn ou qqch. « Une profonde dilection pour la poésie. » « Il témoignait à cette dame une dilection spéciale. »

nescience

littér.: absence de savoir, de connaissance (=ignorance, méconnaissance). « Les paysannes croyantes sont dégrevées du poids affreux du doute, elles possèdent la nescience presque absolue du Mal. »
nescient : qui ne sait pas, qui ignore. « Le charme est l'innocente suggestion de l'agent, l'heureuse réceptivité du patient, la mutuelle fraternisation des deux partenaires ; un enchanteur nescient qui est tout le contraire d'un hypnotiseur, un patient plutôt complice que subjugué... »

arpent

ancienne mesure de surface, variant suivant les localités. Un arpent de terre labourable, de forêt, de vigne, de prés. « Un minuscule terrain de quelques arpents, clos par une simple haie d'épines. »
fig.: « son mutisme agrandit encore de quelques arpents nébuleux le mystère qui entoure cette affaire. »
avoir le nez, le visage "d'un arpent" = avoir le nez, le visage très long.
« quelques arpents de neige » : Voltaire désignait ainsi le Canada, en raison de sa valeur économique quasi nulle à ses yeux (le Canada était au 18ème siècle, une colonie française, la "Nouvelle-France"). Cette expression reste régulièment employée par les Canadiens.

obérer

accabler d'une lourde charge financière, endetter jusqu'à la ruine. « Les dettes qui obérent les petits entrepreneurs. » « Si riche que fût l'Espagne, ses charges l'obéraient. » « Je règle tous les frais pour éviter qu'elle ne s'obère. »
obérer de/par des dettes. « Son patrimoine est obéré par des dettes hypothécaires qui l'empêchent d'en bénéficier. »
p. anal.: accabler d'une lourde charge, constituer une entrave à qqch. « De nouvelles difficultés obèrent nos recherches. » « Le départ des jeunes obère les possibilités de renouvellement du secteur. » « Une pareille jeunesse obère gravement l'avenir du pays... » « Arnaud est un talent obéré par son tempérament. »

vernaculaire

propre à un pays, à ses habitants (=indigène, autochtone, domestique). Ex: coutumes vernaculaires ; constructions vernaculaires.
langue vernaculaire (p. oppos. à langue véhiculaire) = langue communément parlée dans les limites d'une communauté.
(sc. nat.) nom vernaculaire = nom vulgaire d'animal ou de végétal (par opposition aux noms scientifiques).

sagaie

sagaielance ou javelot de peuplades primitives utilisé à la chasse et à la guerre. Coups de sagaie; fer de sagaie. « Des pointes de sagaie en ivoire de mammouth. »

promission

promesse. « En ce temps-là j'étais crédule, un mot m'était promission. »
terre de promission = terre promise. « Le Messie est né parmi les hommes et il nous rétablira dans la terre de promission. »
p. anal.: pays abondant et fertile; endroit rêvé. « Ces plateaux: terre de promission pour le blé qui, grâce à la profondeur de ses racines, n'a pas besoin d'être constamment humecté. »

vibrisses

chez l'homme, poils situés à l'intérieur des narines.
moustaches du chat. « Les vibrisses du chat sont tellement sensibles qu'il peut ressentir la forme d'un objet en ressentant les turbulences dans un courant d'air. »

engeance

groupe, catégorie de personnes que l'on méprise. « L'engeance des marchandeurs pour qui les commerçant haussent les prix avant d'accorder un rabais. »

aiguail

aiguailrosée. « Le froid aiguail qui se ramasse au creux des feuilles. »
accoutumer les chiens à l'aiguail = les dresser à la chasse du matin. « On dit que les chiens qui sont bons dans le haut du jour, ne valent rien dans l'aiguail. »

labile

fragile, instable, changeant, précaire. « Il n'existe pas de "civilisations". Il n'y a que des sociétés, des groupes culturellement et historiquement labiles. » « Les cellules de la peau sont des éléments labiles qui se renouvellent fréquemment. »
susceptible de subir des modifications. « En Amérique latine, les frontières sont encore labiles. »
mémoire labile = mémoire peu fidèle. « Je vois avec douleur ma mémoire devenir infidèle, lacunière, labile. »
bot.: qui se détache et tombe facilement. Pétales labiles.

recru

épuisé, à bout de forces (=fourbu, harassé, vanné). « Il était trop recru pour trouver, dans sa poitrine, l'haleine d'un hurlement. »
recru de...=> recru de fatigue = épuisé, harassé de fatigue. « Il arrivait affamé, recru de fatigue, mangeait comme un ogre et se couchait à neuf heures. »
brisé, submergé par l'excès de. Recru de douleur. « Et il continuait à faire l'espiègle, recru de sommeil, cramponné à son rôle. » « Un vieil homme, recru d'épreuves, sentant venir le froid éternel. »

effet de manche

action exagérée, factice, destinée à impressionner. « Elle se contente d'un questionnement factuel, là où ses confrères jouent la provocation et l'effet de manche. »
l'expression vient du fait que les vêtements des avocats et procureurs ont des manches larges qui se mettent en mouvement lorsqu'ils s'animent pour tenter de convaincre leur auditoire.

pétroleuse

pétroleuse nom donné aux femmes qui, pendant la Commune de 1871, utilisaient du pétrole pour allumer des incendies. Les pétroleuses de la Commune.
p. ext.: celui, celle qui incendie au pétrole. « Fripouilles, crapules, bandits, pétroleurs ! »
femme membre d'un syndicat, d'une association, d'un parti qui manifeste son militantisme avec passion. « Une de ces pétroleuses revanchardes qu'il vaut mieux ne pas se mettre à dos. » « Simone de Beauvoir, une pétroleuse rangée. »

péronnelle

fam., péj. femme ou fille sotte et bavarde. « Eh bien ! qu'est-ce que tu fais là avec ces péronnelles ? »

monder

monder débarrasser les grains vêtus (orge, avoine, riz) ou certains fruits secs (noix, amandes) de leur pellicule adhérente. Monder de l’orge ; grains mondés ; amandes mal mondées.
cuis.: plonger un légume ou un fruit quelques secondes dans l’eau bouillante pour mieux le peler ensuite. Monder une tomate. Salade de tomates mondées.
p. anal. ou au fig.: « ce n'était plus la voix de la femme, mais une voix tenant de celle de l'enfant, adoucie, mondée. »
se monder : se purifier. « Maintenant qu'il n'avait plus à se monder, à se passer au van des confessions, il restait irrésolu. »

procrastiner

remettre quelque chose au lendemain (synon: ajourner). « Mon penchant à procrastiner... »
procrastinateur = atermoyeurs. « Les procrastinateurs de mon acabit sont de ceux qui ne finissent rien et ne commencent pas davantage. »
procrastination : tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l'exécution de quelque chose (synon: ajournement, atermoiement).

dais

dais tenture fixée ou déployée au-dessus d'une estrade, d'un trône (=baldaquin), d'un lit (=ciel-de-lit), d'un autel, d'un catafalque. Tendre un dais. « Un lit de garçonnet, avec son petit dais en forme de tente militaire. » « Un dais seigneurial coiffé de plumes. »
symbole du pouvoir. « Anathème sur toi, sur ton trône et ton dais! »sous le dais : sur le trône, au faîte du pouvoir et des honneurs.
ouvrage de pierre ou de bois en forme de petite voûte, au-dessus d'un siège, d'une statue, etc. « Des niches de saints surmontées de dais richement sculptés. »
liturg.: étoffe tendue, soutenue par quatre montants, sous laquelle on porte le saint sacrement dans les processions, ou sous laquelle on recevait les rois dans une église. Dais de la procession, du saint sacrement, liturgique; marcher sous le dais; sous un dais d'or.
litt.: abri, chose en forme de voûte qui recouvre. « Le dais bleu du ciel. » « Le dais sombre du feuillage. » « Sous le dais mouvant des nuées lourdes. » « Les branches retombantes du cèdre forment une sorte de dais. »

musser

cacher, dissimuler. « Elle bâillait, mussait sa tête au creux de son bras replié. »
se musser = se cacher, se glisser. « Un entour de vieux arbres, sous lesquels, dans l'ombre, se mussaient quelques logis de ferme. »

obombrer

obombrer couvrir d'une ombre. « Quelques poils commençaient à obombrer les commissures de ses lèvres. »
couvrir (d'une ombre) pour protéger; protéger. « Les anges l'obombraient de leurs ailes. » « Des passants noirs, obombrés de parapluies difformes, s'entrecroisaient. »
fig.: cacher, recouvrir, dissimuler. « L'œuvre de Voltaire, remplie d'idées subversives derrière le voile de conformisme qui les obombre. »
assombrir, rendre terne, triste. « Mon esprit subtilement actif, que n'obombre aucune inquiétude. »

obombré => « toujours, elle apparaissait lointaine, minuscule, obombrée, comme exilée de son propre drame. »

indurer

rendre anormalement dur et épais (un tissu organique). « Une inflammation qui indure un tissu. »
pronominal: devenir anormalement dur et épais. « La paupière se tuméfie, s'indure, puis se ramollit. La mamelle s'enflamme et s'indure. »
littér., fig.: durcir, endurcir. « « Il était trop induré, ce vieux cœur! » Les légionnaires sont recrutés parmi les réactionnaires les plus butés, les plus indurés. »

Mammon

dans le Nouveau Testament, personnification de la richesse matérielle (ou de l'avarice) et représentation de l'un des sept princes de l'Enfer. « On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon. »
p ext.: « J'ai toujours été l'esclave de Mammon. » « Comment venir à bout de la prostitution, cette mammonisation de la vie amoureuse ? »

vernal

vernal qui est propre ou relatif au printemps. « Le feuillage ondulait doucement sous la caresse de la brise vernale. » « Enfin le retour des hirondelles dans le ciel vernal. » « L'odeur vernale des vacances de Pâques. »
qui se produit au printemps. « Le vol vernal des cygnes. »
astron.: point vernal = point du lever de soleil le jour de l'équinoxe de printemps.
bot.: qui s'épanouit, fleurit au printemps. La gentiane vernale.
maladie, éruption, fièvre vernale = qui se manifeste au printemps.

céladon

céladon fam. et iron. [p. réf. à Céladon, berger, personnage de l'Astrée] amoureux fidèle, sentimental et généralement platonique. « Le roi fait figure d'un céladon. » « Lettre qu'il trouva plus céladon encore et plus plate que la précédente. »
p. méton. [en réf. avec la couleur du costume de Céladon] couleur vert tendre, pâle et bleuté. Bleu, vert céladon.
porcelaine recouverte d'émail craquelé, généralement de couleur vert tendre. Objet en céladon. Des céladons chinois.
céladonique : qui dénote la fadeur, la langueur et la mièvrerie propre au céladon. « Ces lettres céladoniques écrites à l'adolescence... »

horion

coup généralement violent. Donner, recevoir, essuyer des horions. « Pendant trois ou quatre ans je ne passai guère de jour sans recevoir quelque horion à l'improviste. » « La lèvre fendue par un horion paternel. »
p. méton.: marque laissée sur la peau par un coup. « Couvert de blessures et de horions. »
p. métaph.: « Je reçus les premiers horions des critiques à la publication de mon deuxième roman. »

matte

matte banc de thons. « Les thons sont là, devant nos yeux, une matte d'au moins cent tonnes. »
volée d'oiseaux marins

au pied levé

sans préparation, à l'improviste. « Doubler un rôle au pied levé. » « Vous me posez une question difficile : vous me prenez au pied levé. » « Il m'a fallu faire cette conférence au pied levé. »

bélître

mendiant.
homme de rien, sot, importun. « J'étais donc tête à tête avec le grand Erwin lorsqu'un bélître est venu me déranger. C'était un domestique qui réclamait son salaire. »

alopécie

alopécieaccélération de la chute des cheveux et/ou des poils.
le mot vient du grec "alopex", renard, car cet animal subit une importante perte de poils chaque année, au début du printemps.

limbes

séjour des innocents, des justes morts avant d'avoir été sauvés par la Rédemption. « On inventa pour les enfants le palliatif des limbes, un petit enfer plus doux où ils flotteraient toujours, loin de leurs mères, en pleurant. » « Et nos funèbres coeurs roulent des souvenirs plaintifs comme le vol des âmes dans les limbes. »
[litt.] de limbes = pâle et terne. Clarté de limbes. « Une allée de haute futaie, où est une lumière de limbes, qui a l'air d'une lumière électrique au travers d'un globe dépoli. » « Une pâleur de limbes paraissait suinter du rivage dans cette étale morne du petit jour. »
état incertain, indécis. Dans les limbes ; sortir des limbes ; limbes de l'avenir, de l'enfance, de l'inconscient, du souvenir. « Un projet resté dans les limbes. »

limbique : relatif aux limbes, qui rappelle les limbes. « L'immensité mystérieuse et limbique du palais. »

contumélie

offense grave et blessante. « Il vivent au ban de la société, endurant persécutions et contumélies. »

lustrine

vieilli.: étoffe de soie.
étoffe de coton fortement apprêtée et glacée sur une face. Doublure de lustrine; tablier de lustrine. « Ses bras maigres enfermés jusqu'au coude dans des manches de lustrine. » « Un portemanteau qu'un rideau de lustrine verte, courant sur une tringle, préserve de la poussière. »

hapax

hapax mot, forme dont on n'a pu relever qu'un seul exemple.
p. métaph.: « toute vraie occasion est un hapax, c'est-à-dire qu'elle ne comporte ni précédent, ni réédition, ni avant-goût ni arrière-goût; elle ne s'annonce pas par des signes précurseurs et ne connaît pas de "seconde fois". »
« Pour Michel Onfray, l'hapax existentiel est une expérience déterminante capable de pousser un homme à devenir un philosophe, c'est-à-dire l'inventeur d'un système. »

obfuscation

obfuscationl'obfuscation (=offuscation ou "assombrissement"), est une stratégie de protection de la vie privée qui consiste à "noyer" les informations réelles dans une multitude de données sans rapport.
en informatique, l'obfuscation ou consiste en la production de "code impénétrable" (obfuscated code), par exemple pour protéger un code propriétaire.

faconde

grande facilité de parole (=éloquence). Une faconde étourdissante, intarissable. « Sa bonhomie et sa faconde font le bonheur de l'assemblée. »

ignescent

ignescenten feu, incandescent. « Une averse de brandons ignescents. »

pilou

piloutissu de coton duveté, d'aspect pelucheux. Chemise, jupe de pilou. « Elle en peignoir de pilou, lui en savates et mal rasé. »

esperluette

esperluettelogogramme "&", résultant de la ligature du e et du t par les copistes médiévaux (="perluète", "esperluète" ou "et commercial").

matois

bandit, voleur. « La grande nation des tire-laine, matois, coupeurs de bourse et bohêmes. »
capable de finesse, de ruse, malgré des dehors débonnaires (=rusé, roué). « Matois comme un courtier véreux. »
p. méton.: air matois; bonhomie, pensée matoise. « Ce sourire matois des paysans qui plisse les yeux en amincissant la lèvre un peu mauvaisement. »
emploi subst.: « un fin matois » ; « un matois égrillard, rieur, pour qui la vie de Paris n'avait plus de secrets »

amphigouri

texte ou discours obscur, embrouillé, peu intelligible. « Je n'ai rien compris à ce discours. C'est un amphigouri d'un bout à l'autre. »

étai

étai câble servant à maintenir le mât d'un voilier vers l'avant. Grand étai, étai du grand mât, de hune, d'artimon; tenir un mât en étai. « L'étai maintient le mât vers l'avant, tandis que les haubans et les galhaubans le maintiennent latéralement. »
voile d'étai = voile supplémentaire hissée sur un étai. « Le jeune capitaine avait hissé ses bonnettes et ses voiles d'étai pour profiter des moindres souffles. »
pièce de charpente servant à soutenir ou à épauler provisoirement toute partie d'un ouvrage fragilisé. Chevron, poutre, madrier d'étai. « Des poutres d'étai avaient été arrachées à la façade d'une maison voisine et couchées sur les futailles. »
p. ext.: tout ce qui sert de support, de point d'appui pour assurer l'équilibre de qqch. « Je pensais à ces statues accoudées sur un étai qui les met d'aplomb et qui tomberaient sans ce point d'appui. » « Un étai, pareil à celui qui assure l'équilibre des cadres-chevalet, l'inclinait gracieusement en arrière. »
[dans une mine, une galerie, pour empêcher un éboulement] « Les galeries sont étayées avec des étais en bois de pin. »
[agric., pour servir de tuteur à une plante] « Un pommier si vieux que seul un étai l'empêchait de tomber et le forçait à vivre. »
fig., litt.: aide, appui, soutien. « Notre fragile démocratie ne pouvait se passer d'étai. » « Combien lui manquait ce cénacle d'intelligences fraternelles, où la sienne s'alimentait si substantiellement! Il était seul, maintenant, sans étai, sans repère, sans réconfort... »

doxologie

doxologie[liturg.] louange de la Trinité exécutée en tant que finale de prières. Répéter la doxologie, se terminer par la doxologie.
Exemple de doxologie : Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et à jamais pour les siècles des siècles. Amen.
« Ne discernant plus la fin des psaumes qu'au retour de la doxologie, au "Gloria patri et filio" qui les séparait les uns des autres. »

théière de Russell

théière de Russellhypothétique théière en orbite autour du Soleil, décrite par le logicien Bertrand Russell. Y croire (et demander aux gens d'y croire) sous prétexte qu'il n'est pas possible de prouver sa non-existence est insensé.
Cette analogie permet à Russell de démontrer que c’est au croyant de prouver l'existence de dieu plutôt qu'au sceptique de démontrer son inexistence.
la théière de Russell est une illustration du rasoir d'Ockham, principe selon lequel l'explication la plus simple est la meilleure.

uchronie

uchronie [philos.] histoire refaite en pensée telle qu'elle aurait pu être et qu'elle n'a pas été.
en littérature, cela consiste à réécrire l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. Roman uchronique. « Une énième uchronie sur la Seconde Guerre mondiale. » « L'uchronie est un bon moyen de comprendre notre tumultueux présent. »

baculum

baculumos pénien, présent dans le pénis de la plupart des mammifères à l'exception des humains, équidés, lagomorphes, marsupiaux. « Le baculum, "bâton" en latin, est un os long et légèrement courbé, dont le but est de faciliter l'accouplement. »

escarpe

escarpe talus intérieur d'un fossé de fortification, qui fait face à la contrescarpe. « Je descendis dans le fossé, je grimpai contre le mur d'escarpe en me cramponnant aux pierres. »
en escarpe(s). « Nous redescendons vers Saint-Jean par une des ruelles en escarpes, rapides et sombres, du vieux Fourvière. »
Haut de page